Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Futur destroyer : découpe de la coque prévue en 2018

21 Juillet 2016 , Rédigé par Khan Publié dans #Projet 23560, #Chantiers navals

Vue d'artiste du Lider. Source : militaryrussia.ru

Vue d'artiste du Lider. Source : militaryrussia.ru

L'élaboration du projet technique du futur destroyer aurait débuté, avec l'objectif de procéder à la découpe de la coque de l'unité tête de série début 2018.

 

Selon OSK, le consortium russe des constructions navales, la découpe de la coque du futur destroyer interviendrait début 2018. Le bureau d'étude Severnoe (Saint-Pétersbourg) aurait commencé à travailler sur le conception technique du destroyer Lider. Pour rappel, c'est l'Institut Krilov qui s'était chargé d'élaborer l'avant-projet. Le destroyer du Projet 23560 Lider devrait déplacer 17 500 tonnes, et servira à remplacer les grands navires de lutte ASM (Projet 1155 et 1155.1), les croiseurs nucléaires lance-missiles du Projet 1144 et 1144.2, et les destroyers du Projet 956 (sachant que ces derniers ne prennent presque jamais la mer). Le Lider devrait recevoir une propulsion nucléaire similaire à celle qui équipe les brise-glaces militaires du Projet 22220 (RITM-200), dont la première unité, l'Arktika, a été mise à l'eau en juin, à St Pétersbourg.

Au plan de l'armement, le Lider mettra notamment en œuvre des missiles Kalibr-NK et des missiles anti-navires P-800 Oniks, il sera équipé d'un système de défense anti-aérien S-500 Prométhée, et d'un complexe Pantsyr-M navalisé. Il est donc prévu que les destroyers du Projet 23560 puissent mettre en œuvre des missions d'interdiction de zone, tout en étant dotés d'une grande polyvalence. En 2015, la mise sur cale de la première unité était annoncée pour 2019.

Au-delà de cette annonce, certaines questions restent en suspend concernant le coût du projet et son financement - sachant qu'il serait prévu de construire 8 unités -, et concernant le chantier qui réalisera les unités (probablement le chantier naval du Nord, à St Pétersbourg). En outre, dans la mesure où volet naval du programme d'armement 2011-2020 ne prévoit pas la mise sur cale de destroyers du Projet 23560, il faut donc attendre le prochain programme jusqu'à 2025, qui pourrait intégrer ces bâtiments. Enfin, la construction du destroyer de nouvelle génération constituera un coup d'essai en vue de celle du futur porte-avions, dont la mise sur cale de l'unité de tête de série, si elle a lieu, n'interviendra pas avant l'horizon 2030.

 

Sources : Tsamto, i-Mash.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Market 22/07/2016 07:45

Tout cela montre bien le manque de maîtrise et de professionnalisme des russes dans l'arme navale.
Ils ne sont deja pas capables de produire en masse et en serie des frégates de haute mer de 4/5000 tonnes à propulsion classique moderne, de meme pour le renouvellement des sous marins classiques et nucléaires d'attaque, et ils se lancent dans un projet pharaonique de croiseur nucléaire de 18 000 tonnes ... Leur flotte va finir par se composer de mini séries de quelques bâtiments hétérogènes sans cohérence d'ensemble no logique rationnelle.
Quant à ces croiseurs, je note qu'on passe de 10/12 000 tonnes a 18 000 et que la perte des turbines ukrainiennes impose une propulsion nucléaire plus capricieuse et lourde en entretien. Enfin la cible à ete réduite puisqu'il s'agissait au début de 12 exemplaires? Quand on construit de tels bâtiments polyvalents autant se lancer dans une grande serie, j'ai peur qu'une serie a 8, si les russes se révèlent capables de la construire, ne soit d'un cout faramineux!
Enfin si ces bâtiments jaugent 12 ou 18 000 tonnes il serait plus intelligent de les qualifier de croiseurs et non de destroyers.
Conclusion : que les russes arrivent à renouveler convenablement leur flotte sous-marine ainsi que leurs vaisseaux de second et premier rang (corvettes et frégates) pour assurer une remontée en puissance stable et un maillage efficace avant de se lancer dans un tel projet. Le bon sens ne semble pas de mise à l'amirauté de saint petzrsbourg ....

Market 22/07/2016 22:31

Bonsoir,
Le segment SSK reste chaotique. Le projet 677 Lada est enfin stoppé après que l'amirauté ait reconnu le fiasco industriel. Une décennie voire plus de perdue. Et 3 batiments hétérogènes et dépareillés de plus dans les effectifs qui compliqueront encore la formation et l'entretien. La commande de 6 Kilo 636.M illustre bien l'incapacité à construire en série des sous-marins modernes en masse, ce qui n'enlève rien à l'efficacité de cette classe de SSK. Le prochain SSK Kalina est soumis à de fortes contraintes industrielles et financières, l'AIP malgré le volontarisme du Kremlin ne sera probablement pas prêt, et encore moins mature, avant 2020. Donc on ne peut pas vraiment dire que le segment SSK va bien, hormis sur la construction des Kilos, mais rien de nouveau à l'est ...

Le problème sur le nombre c'est que les russes n'ont pas quantifié leur besoin en fonction des missions : pourquoi 8, et pas 10 ou 12? De combien de frégates 22350 la marine a-t-elle réellement besoin? Idem pour les corvettes, alias frégates légères. On peut très bien imaginer qu'un destroyer Lider serait suffisant si pour protéger un GAN si il était accompagné d'une escorte de 22350 et de 20380, ainsi que de sous-marins...

Merci pour vos articles intéressants,

Bonne soiree!

Khan 22/07/2016 10:26

Bonjour, et merci de votre intéressant commentaire, que je partage, sauf en ce qui concerne la construction des SSK et SNLE, où le tableau est clairement moins négatif (pour les SSGN du Projet 885, cela reste compliqué). On passe de 12, à 8, et je pense même que cette cible de 8 - une fois de plus si le projet se fait - me paraît ambitieuse, et atteignable seulement si on fait abstraction des délais, pour mieux ventiler le coût. Pour la qualification de la classe, c'est assez courant ; les bâtiments du Projet 20380 sont ainsi qualifiés de "corvettes" alors qu'elles jaugent plus de 2000 tonnes...
Cordialement,