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Articles de l'auteur

Quelques publications et contributions de Igor Delanoë :

 

  • "Energie : les enjeux de l'accord russo-ukrainien", Alliance géostratégique, 27 mars 2014.
  • "The Syrian Crisis : a Challenge to the Black Sea Stability", Center for International and Europen Studies, CIES Policy Brief, n° 2, 2014, 8 pages.
  • "Sébastopol : de l'URSS à l'Ukraine, les enjeux du changement de souveraineté de 1991", Cahiers de la Méditerranée, n° 86, décembre 2013, pp. 141-150.
  • "Le partenariat russo-vietnamien et le retour de la marine russe dans les 'eaux bleues' ", Défense et Sécurité Internationale, n° 97, novembre 2013, pp. 54-59.
  • "Cyprus, a Russian Foothold in the Changing Eastern Mediterranean", Middle East Review of International Affairs, vol. 17, n° 2, summer 2013, pp. 84-93.
  • "Les déterminants de la posture de la Russie sur la crise syrienne", Note d'analyse, Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques, 16 juin 2013.
  • "Flotte russe de la mer Noire : vers une "flotte forteresse" à l'horizon 2020", Revue de Défense Nationale, n° 760, mai 2013.
  • "Russie-Israël : les défis d'une relation ambivalente", Politique étrangère, vol. 78, n° 1, printemps 2013, pp. 119-130.
  • "La Russie poursuit ses ventes d'armes au régime d'Assad", Le Figaro, 18 février 2013.
  • "Le partenariat stratégique russo-syrien : la clef du dispositif naval russe en Méditerranée", Note de la FRS, note n° 6/13, 9 pages.
  • "La Russie et Israël : entre méfiance réciproque et coopération bilatérale. Les enjeux d'une relation ambivalente", Recherches et Documents, n° 6/2010, 50 pages.

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Lundi 21 avril 2014

 

Le SNLE K-84 Ekaterinbourg (Projet 667 BDRM) devrait réintégrer le service de la flotte du Nord d'ici la fin de l'année. Le submersible avait été endommagé par un incendie le 29 décembre 2011 alors qu'il était en réparation . A l'issue de son IPER (2012-2014), le K-84 mettra en oeuvre le missile balistique intercontinental Laïner. (flotprom)

 

La marine russe recevra cette année 10 MiG-29K et MiG-29KUB. Ces appareils seront tous affectés au 279e régiment aérien embarqué basé sur le porte-avions Amiral Kouznetsov. Ils font partie de l'accord signé au mois de février 2012 par le ministère russe de la Défense et la société RSK MiG qui porte sur la livraison de 20 MiG-29K et 4 MiG-29KUB à la marine russe d'ici 2015. (Lenta)

 

Mi-avril 2014, les grands navires de débarquement russes ont déjà effectué 16 rotations entre Novorossisk et les ports syriens. (BS News)

 

 

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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 21:34

La Russie va moderniser ses grands navires de lutte ASM de type Udaloy (Projet 1155, classe Fregat) qu'elle mobilise notamment pour les missions de lutte anti-piraterie au large de la Corne africaine depuis 2008.

chabanenko

L'Amiral Chabanenko, unique unité du Projet 1155.1

 

Les grands navires de lutte ASM du Projet 1155 et 1155.1 (classe Fregat et Fregat M) vont faire l'objet d'une modernisation au cours des prochaines années qui devrait augmenter leurs capacités de combat. Selon  Izvestia, l'Etat-major de la marine russe souhaite que soient installés sur les navires des canons A-192, des complexes de tir pour missiles Kalibr, des capacités de défense anti-aériennes accrues et des systèmes anti-missiles S-400. Une telle modernisation fera vituellement passer ces navires de la catégorie des grands navires de lutte ASM à celle destroyers dans la mesure où ils pourront désormais faire face à des menaces non seulement sous-marines, mais aériennes, terrestres et à des cibles en surface.

 

Selon la source au sein de l'Etat-major de la marine citée par Izvestia, la modernisation de chaque unité coûterait 2 milliards de roubles (environ €50 millions). A titre de comparaison, la construction du nouveau destroyer russe à partir de 2016 est à ce jour estimée à 30 milliards de rouble (€750 millions).

 

Les grands navires de lutte ASM du Projet 1155 ont été mis en service dans les années 1980, et disposent donc d'une moyenne d'âge de 30 ans. Si la marine russe modernise ces bâtiments ex soviétiques, c'est qu'elle anticipe un fort accroissement de son vide capacitaire en matière de bâtiments de haute mer au cours de la prochaine décennie. Le destroyer de nouvelle génération ne sera opérationnel, au mieux, qu'à l'horizon 2020, et d'ici là, la marine russe ne peut compter que sur les grands navires de lutte ASM du Projet 1155 (8 unités en services avec différents taux d'indisponibilité dans les flottes du Pacifique et du Nord, 1 unité en réserve) et sur les destoyers du Projet 956 Sovremeny (3 unités opérationnelles) qui ont également été livrés au cours des années 1980. Avec les navires du Projet 1155, les destroyers du Projet 956 forment aujourd'hui la base de la flotte hauturière de surface russe. Les nouvelles frégates du Projet 22350, en construction dans le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) sont certes adaptées aux missions hauturières, mais elles ne disposent pas du même gabarits que les bâtiments du Projet 1155, et avec un tonnage deux fois moindre, elles ne disposent pas non plus d'une autonomie suffisante pour de longues missions et ne peuvent embarquer un armement aussi conséquent.

 

Le cahier des charges pour la modernisation va être rédigé d'ici la fin de l'année, après quoi le Ministère russe de la Défense lancera un appel d'offre pour les bureaux d'étude qui devront présenter leurs projets de modernisation. En ce qui concerne la mise en oeuvre, le chantier naval naval du Nord et Yantar (Kaliningrad) pourraient être retenus. Selon le bureau d'étude Severnoe, concepteur du Projet 1155, l'installation de nouveaux systèmes d'armements requiert de changer presque toute l'électronique embarquée sur les navires. Selon une source au sein de Severnoe, la première unité modernisée ne pourrait que très difficilement être livrée avant 2016.

 

Source : Izvestia

 

Commentaire:

Après les submersibles des Projet 945, 945A et 971, la Russie modernise maintenant les grands navires de lutte ASM du Projet 1155. La flotte ex soviétique va continuer de servir de base à la marine russe pendant encore au moins une décennie.

 

Pour aller plus loin :

Futur destroyer russe : plusieurs pistes, un projet.

Futur destroyer russe : mise en chantier possible en 2016

La Russie va construire une nouvelle classe de navires de soutien

Par Khan - Publié dans : Surface - Communauté : Défense
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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 15:31

Le 19 mars est la journée du sous-marinier en Russie. A cette occasion, de nombreuses annonces ont été faites concernant les projets en cours de réalisation en Russie, mais également concernant des ambitions à plus long terme.

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A l'occasion de la journée du sous-marinier, le Ministre russe de la Défense, Sergeï Choïgu, a visité le bureau d'étude Rubin, l'un des deux principaux bureaux d'étude et de conception de sous-marin avec Malakhit. Ces deux bureaux pétersbourgeois ont conçu les sous-marins russes dits de 4e génération : les SNLE du Projet 955 Boreï et dérivés ainsi que les SSK du Projet 677 Lada (Rubin), et les SSGN du Projet 885 Yasen (Malakhit). Un autre bureau contribuait également en son temps à la flotte sous-marine soviétique, le bureau Lazurit, mais il s'est depuis reconverti dans les activités civiles.

Il convient de souligner que depuis la chute de l'URSS, l'essentiel des capacités industrielles de production sont localisés à Saint-Pétersbourg (chantier naval de l'Amirauté pour les submersibles à propulsion classique) et à Severodvinsk (Sevmash pour les sous-marins à propulsion nucléaire). Les capacités situées en Extrême-Orient (chantier naval Amurski, Komsomlsk-sur-l'Amour) qui produisaient au temps de l'URSS des sous-marins nucléaires, et celles situées sur la Volga (Nijni-Novogorod par exemple, avec l'ex chantier naval Jdanov qui produisait les SSK du Projet 633) sont aujourd'hui désactivées et le savoir-faire en matière de construction et d'entretien de sous-marin y est très probablement perdu.

Dolgorouki

Le K-535 Youri Dolgorouki

Concernant les projets actuels, le chantier naval de l'Amirauté a annoncé avoir reçu les financements nécessaires pour poursuivre la construction des unités du Projet 677 Lada. La semaine dernière, le Ministère russe de la Défense a en effet pris la décision de poursuivre la construction en série des unités de ce projet, malgré les difficultés rencontrées par la première unité, le B-585 Saint-Pétersbourg, qui subit des tests en mer depuis 2010. La seconde unité, le B-586 Cronstadt, dont la coque épaisse est actuellement en cours d'achèvement, devrait être livrée à la marine en 2016. La troisième unité, le B-587 Sébastopol, qui doit être livrée en 2016, serait équipé d'une propulsion AIP.

636M Par ailleurs, le chantier naval de l'Amirauté table sur deux contrats à l'export pour des submersibles : l'un serait conclu cette année, et le second, en 2014. Le carnet de commande du chantier naval assure du travail à ses employés jusqu'en 2018, grâce aux commandes d'Etat et celle de l'export. Six submersibles du Projet 636 Kilo (photo ci-contre) ont en effet été commandés par le Viet Nam, et le directeur du chantier naval a indiqué que la première unité serait livrée cette année et la seconde en 2014. Les versions exports du Projet 677, les Projet Amour-950 et Amour-1650, sont proposées notamment à l'Indonésie, dans le cadre d'un appel d'offre. Le Ministère russe de la Défense a également commandé six unités du Projet 636. La première, le B-261 Novorossisk, doit être mise à l'eau cet été, probablement pour le jour de la marine. Ces submersibles seront affectés à la flotte de la mer Noire.

K-329-Severodvinsk.jpgSelon le directeur de Malakhit, il devrait y avoir 7 unités du Projet 885 Yasen, et non pas 8, comme annoncé auparavant par le commandant chef des forces navales russes. Une information confirmée plus tôt dans l'année par le Ministre russe de la Défense Sergeï Choïgu, qui a lui aussi évoqué 7 unités. Les SSGN du Projet 885 sont des submersibles de 4e génération censés effectuer les tâches assignées en son temps par l'URSS notamment aux submersibles des Projets 945, 949 et 971. Le navire tête de série, le K-329 Severodvinsk (photo ci-dessus), doit être mis en service cette année. Toujours selon le directeur de Malakhit, il n'est pas prévu d'apporter d'évolutions significatives au Projet 885M YasenM (ou Projet 885.1). La seconde unité, le Kazan (Projet 885M) doit être admis au service actif en 2015. Quant à la troisième unité (Oufa, dont la mise sur cale est prévue pour juillet 2013), le directeur de Malakhit a indiqué que les questions liées à sa construction sont discutées et sont en partie d'ordre politique. Techniquement, sa construction pourrait débuter le lendemain de la signature du contrat.

Par ailleurs, après que la modernisation et la mise à niveau des submersibles des Projets 945 et 945A aient été annoncées il y a quelques jours, le directeur de Malakhit a affirmé que les SSN du Projet 971 encore en service seront modernisés et assureront au cours de la prochaine décennie, avec les submersibles du Projet 885, les missions dévolues aux sous-marins d'attaque.

 

Quelques informations concernant la cinquième génération de submersibles russes ont également été diffusées à l'occasion du 19 mars. Le bureau Rubin aurait déjà commencé à travailler sur la nouvelle génération de sous-marins nucléaires et classiques russes qui devraient disposer d'une durée de vie portée à 50 années au lieu de 30 actuellement. Les principales caratéristiques seraient une signature acoustique réduite, une sécurisation accrue du réacteur et l'automatisation du système de contrôle du bâtiment. Le directeur de Malakhit s'est également exprimé à ce sujet et a déclaré que la priorité serait donné à la furtivité du bâtiment plutôt qu'à une plus grande vitesse ou à des capacités de plongée accrues. Les submersibles de 5e génération disposeront d'un haut degré d'intégration avec les autres composantes militaires : armée de terre, navires de surface, aviation et satellites.

Si au cours de la période 2020-2030 la marine russe compte exploiter et poursuivre la construction de submersibles de 4e génération (Projet 677, Projet 885 et 955), la construction de submersibles de 5e génération devrait avoir lieu au cours de la période 2030-2050. Il se pourrait même qu'elle ait lieu à partir d'une plate-forme unique.

 

Sources : RIA Novosti ; Flotprom.

 

Pour aller plus loin :

Les sous-marins nucléaires de type Barrakuda et Kondor transformés en Yasen

Deux nouveaux Boreïs mis sur cale en 2013

La Russie construit un nouveau mini-submersible pour les opérations spéciales

 

Commentaire :

Pour les hypothètiques contrats exports du chantier de l'Amirauté, l'Algérie pourrait être l'un des deux clients potentiels pour les submersibles du Projet 636. La Chine et l'Indonésie seraient également des clients potentiels.

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Russie
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Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 16:19

La marine russe a annoncé début mars qu'elle entendait moderniser et mettre en service des SSN de type Barrakuda (Projet 945) et Kondor (Projet 945A) à l'horizon 2016. Après IPER et modernisation, ces submersibles devraient arriver au niveau technique des nouveaux  SSGN de type Yasen (Projet 885).


Projet-945.JPG

Les deux unités de type Barrakuda concernées sont le K-239 Karp (ASA en septembre 1984) et le K-276 Kostroma  (ASA octobre 1987). Pour les Kondor, il s'agit du K-534 Nijni-Novgorod (ASA décembre 1990) et du K-336 Pskov (ASA décembre 1993). La particularité de ces submersibles est qu'ils disposent d'une coque épaisse en titane, ce qui est censé leur conférer en théorie (cf. entretien) une durée de vie proche de 100 ans. Ces quatre unités sont actuellement rattachées à la 7e division des sous-marins de la flotte du Nord basée à Vidyaevo. Le K-239 Karp se trouve au centre de réparation de Zvezdotchka (Severodvinsk) depuis 1994 où il est en attente de modernisation, de même que le K-336 Pskov qui se trouve lui au centre de réparation navale Nerpa. Mis en service dans les années 1980 et au début des années 1990, ces submersibles devaient avant tout permettre à la marine soviétique de détruire les groupes aéronavals occidentaux en attaquant les porte-avions (notamment grâce à leurs missiles "Granat") et les groupes de sous-marins de l'OTAN (notamment grâce aux torpilles Shkval).

 

Une source au sein du complexe militaro-industriel russe a récemment déclaréqu'après IPER et modernisation chez Zvezdotchka, les submersibles des projets 945 et 945A devraient arriver au niveau technique des nouveaux SSGN de type Yasen-M (Projet 885M). En particulier, les submersibles devraient être dotés de missiles de croisière "Kalibr", et leurs réacteurs nucléaires devraient aussi faire l'objet de modernisation afin d'arriver à des performance similaires à celles des Yasen-M.

 

Les travaux sur le K-239 Karp pourraient commencer dès cet été et durer 2 à 3 ans. Une fois terminés les travaux sur cette première unité, Zvezdocthka entamera la modernisation du K-276 Kostroma. Enfin, toujours selon la même source, Zvezdotchka recevra entre temps la commande pour effectuer des travaux de modernisation similaires sur les deux unités de type Kondor. La livraison des K-534 et K-336 modernisés devrait alors intervenir début 2020, soit plus de 30 ans après leur première mise en service... Heureusement que leur coque en titane leur garantie une durée de vie théorique d'un siècle.

 

Sources: Izvestia; Lenta.

 

Commentaire: combien de temps encore la Russie comptera t'elle sur la rente technique soviétique? La remise en service annoncée de ces submersibles soviétiques illustre les difficultés rencontrées dans la mise en service du Projet 885 Yasen.

 

Pour aller plus loin:

Deux nouveaux Boreïs mis sur cale en 2013

La Russie construit un nouveau mini-submersible pour les opérations spéciales

Dernière ligne droite pour le K-329 Severodvinsk

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense et Géopolitique
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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 18:19

La conception du futur destroyer russe, dont la construction devrait débuter en 2016, a emprunté plusieurs chemins au cours des dernières années. Voici les quelques évolutions remarquées et remarquables constatées au cours de la dernière décennie.

 

Dans le cadre de la modernisation de ses forces armées et de la mise en oeuvre du volet naval du programme d'armement 2011-2020 (ou State Armament Program 2011-2020), le Ministère russe de la Défense souhaite que la construction d'un nouveau destroyer multirôle capable de remplir des missions hauturières débute courant 2016.

Récemment, le bureau d'étude Severnoe (Saint-Pétersbourg) a présenté au Ministère russe de la Défense un projet de destroyer de 12 000 t, semblant ainsi écarter l'hypothèse d'une conversion pour les commandes nationales du Projet 21956 (déplacement de 9 000 t) proposé à l'export. D'ici 2015, Severnoe doit peaufiner la documentation technique de son projet afin de permettre une mise sur cale du bâtiment "leader" en 2016.

 

Projet 21956.2

Projet 21956.3

Le Projet 21956 (Bureau d'étude Severnoe). Ce bâtiment ne devrait être proposé qu'à l'export.

 

La construction d'un destroyer de nouvelle génération, apte à remplir un large panel de missions hauturières, a été mise sur la table dès l'été 2009 par l'amiral Vissotski, alors commandant en chef des forces navales russes. Le commandant chef avait alors souhaité que commence dès 2012 la construction de la première unité, l'objectif étant de remplacer les destroyers soviétiques du Projet 956.

 

Projet_956EM_schema.jpg

Projet 956 Sarych, classe Sovremeny

 

Au cours des années 1990, un certain nombre de projets de destroyers voient le jour. Ces projets bénéficient d'une forme d'inertie léguée par l'ex période soviétique dans la conception des navires, et bien qu'ils ne voient pas le jour, ils permettent d'entrevoir ce qu'aurait pu être la flotte hauturière soviétique. Les sérieuses difficultés rencontrées par la Russie dans les années 1990 empêchent la construction potentielles des destroyers du Projet 11000, du Projet 1156, et de la variante du grand navire de lutte ASM du Projet 1199 (destroyer du Projet 119990?).

 

Projet-11000.jpg

Destroyer du Projet 11000. La conception de ce destroyer voit le jour au début des années 1990 (1993?)

 

Projet-1156.jpg

Un destroyer du Projet 1156. Tout comme le Projet 11000, la mise sur cale de ces navires n'a jamais eu lieu.

 

Projet-11990.jpg

Les grands navires de lutte ASM du Projet 1199 (successeur de ceux du Projet 1155 qui ont eux été construits) ont connu une variante : les destroyers du Projet 11990 (?). Ces projets n'ont jamais été réalisés.

 

Au mois de mars 2009, la visite de Vladimir Poutine, alors Premier ministre, à l'institut Krilov (Saint-Pétersbourg), donne lieu à une première série d'hypothèses sur le design du futur destroyer russe. Un certain nombre de clichés, diffusés suite à cette visite, laissent entrevoir un bâtiment aux lignes "futuristes", abusivement baptisé "Projet 2145" en raison du numéro inscrit sur le pont d'envol des hélicoptères. Le travail de conception de ce bâtiment aurait débuté au début des années 2000, et un avant-projet aurait été présenté en janvier 2009, soit quelques semaines avant la visite du Premier ministre Poutine. Il était alors question d'équiper ces futurs bâtiments du système de défense anti aérienne "Redut" couplé au système de contrôle de mise à feu "Polyment" (qui équippent notamment les frégates du Projet 22350 en cours de construction).

 

Projet-2145c.jpg

 

La maquette du "Projet 2145" présentée à Vladimir Poutine lors de sa visite à l'Institut Krilov (6 mars 2009)

 

Projet-2145b.jpg

Le "Projet 2145"

 

Projet-2145d.jpg

 

Le "Projet 2145", source : Institut Krilov.

 

Projet-2145.jpg

Projet 2145a

 

 

Etant donné les derniers développements, cette piste semble avoir été écartée depuis, pour s'acheminer vers des lignes plus classiques, mais surtout vers un bâtiment certainement plus polyvalent que celui présenté à Vladimir Poutine en 2009 (cf. VLS non uniformisés sur le "Projet 2145").

Plus remarquables, des projets plus osés de design de destroyers ont vu le jour : ils resteront au stade de "vues d'artiste", mais témoignent néanmoins d'une forme d'ébullition dans le design des bâtiments de nouvelles générations en Russie, et s'inspirent certainement des lignes des nouveaux LCS américains. Ces nouvelles lignes tranchent nettement avec celles, plus soviétiques, des Projet 956, 21956, et même celles de la maquette du "Projet 2145" vue à l'Institut Krilov, qui rappellent malgré tout celles des croiseurs nucléaires lance-missiles du Projet 1144.

 

Projet-X.jpg

Projet-X1.jpg

Des Projets de destroyers de nouvelle génération aux lignes futuristes...

 

LCS-Independence.jpg

...quelques peu empruntées au LCS américains (modulo l'étrave inversée notamment)

 

Projet-X2.jpg

 

Projet-X3.jpg

Projet-X4.jpg

Un autre projet de destroyer "futuriste".

 

Du Projet 956 et ses "rejetons", jusqu'aux vues d'artistes ci-dessus, il est certain que le projet que présentera Severnoe dans plusieurs mois reste très attendu : le navire doit constituer, avec le futur porte-avions, l'articulation de la force océanique russe de nouvelle génération, censée être opérationnelle à l'horizon 2030.

 

Sources: airdefense.net ; militaryphotos.net ; site de Severnoe ; site Institut Krilov ; Militaryrussia.ru ; tsushima.su

 

Pour aller plus loin :

Futur destroyer russe : mise en chantier possible en 2016

La Marine russe approuve le projet de futur destroyer

Le commandant en chef de la Marine russe évoque le futur porte-avions

Par Khan - Publié dans : Surface - Communauté : Défense et Géopolitique
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Vendredi 1 mars 2013 5 01 /03 /Mars /2013 18:29

L'Etat-major de la marine russe a refusé de poursuivre le programme de construction des corvettes furtives du Projet 20385 qu'il juge trop onéreux et inutile.

 


stereguschiy

La corvette Gremyaschy devrait donc rester l'unique exemplaire du Projet 20385. L'Etat-major de la Marine russe a en effet décidé de stopper la poursuite du programme de construction de ces corvettes furtives, car il lui reproche son coût trop élevé et juge son inutilité somme toute limitée. Toujours d'après la source citée par Izvestia, les deux unités suivantes, Provorny et Spossobny, dont la mise sur cale était prévue au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg), devraient être converties en un autre type de corvette. Le coût unitaire d'une de ces corvettes a été estimé par l'Etat-major de la flotte entre 14 et 18 milliards de roubles (€350 millions et €450 millions), ce qu'il trouve trop onéreux pour un bâtiment disposant d'un déplacement de 2 200 tonnes (pleine charge) et destiné à opérer à proximité immédiate des côtes russes. En comparaison, une frégate du Projet 11356, dont 3 unités sont actuellement en cours de construction pour la flotte de la mer Noire, coûte le même prix, dispose d'un déplacement de près de 4 000 tonnes, et peut en outre affronter la haute-mer, ce qui n'est pas le cas des corvettes du Projet 20380 et dérivés.

 

C'est dans la conception même de ces corvettes que réside toute la problématique. Conçues par le bureau Almaz (Saint-Pétersbourg), les corvettes polyvalentes du Projet 20385 sont des évolutions du Projet 20380, dont 2 unités sont en service dans la flotte de la Baltique (Stereguschy, photo ci-dessus et Soobrazitelny), et dont 4 autres unités sont en cours de cnstruction à Saint-Pétersbourg (chantier naval du Nord) et à Komsomolsk-sur-l'Amour (chantier naval Amoursky). Disposant de lignes furtives et de matériaux composites, les corvettes du Projet 20385 sont de fait plus des frégates lance-missiles que de simples corvettes. Elles sont en effet équipées d'un lanceur polyvalent Kalibr-NK qui permet de traiter des cibles en surface et à terre. Or, un tel armement a été jugé inutile par la Marine qui compte employer ces bâtiment dans les "eaux brunes" des côtes russes, afin de protéger les approches maritimes en assurant des missions de lutte ASM (deux sonars, hélicoptère Ka-27, système lance-torpilles Paket), des missions d'escorte et de patrouille. Selon la source citée par Izvestia, le système Kalibr fait inutilement "grimper la note" alors que les missions de destruction de cibles terrestres grâce à ce système devraient être prochainement mise en oeuvre dans de bien meilleures conditions par les submersibles classiques du Projet 636 actuellement en cours de construction (6 unités pour la flotte de la mer Noire).

20380_profil.jpg

La marine devrait donc se contenter des corvettes du Projet 20380. Les forces navales russes devaient recevoir, dans le cadre du programme d'armement 2011-2020, 11 corvettes du Projet 20385 et à 3 à 7 corvettes du Projet 20380, toutefois, les plans devraient être donc radicalement reconsidérés. Il existe par ailleurs d'autres variantes du Projet 20380 : le Projet 20380P (pour les patrouilles frontalières), le Projet 20382 (version export) et le Projet 20386 (corvette de nouvelle génération basée sur le Projet 20385).

 

Cependant, les corvettes du Projet 20380 ont également fait l'objet de critiques de la part de certains experts en raison de leur armement peu conséquent et de la faiblesse de leur système de propulsion. Ces critiques reposent sur l'expérience acquise à travers l'utilisation de la première unité, le Stereguschy. Ainsi, un unique système Kortik (surface-air) et deux canons AK-630M ont été jugés insuffisants pour la lutte antiaérienne. Le retard dans le développement du système Polyment expliquerait le recours à des armements peu efficaces contre des attaques aériennes modernes. Par ailleurs, il semblerait que les deux moteurs diesels installés sur le navire tête de série n'ait également pas donnés satisfaction.

 

Actuellement, la corvette Soobrazitelny subit des réparations après un incendie qui l'a endommagé au Danemark en septembre 2012. La corvette Soverscheny, en cours de construction depuis 2006 au chantier naval Amoursky, n'a pas encore été livrée à la marine : le système Redut qui doit l'équiper n'a pas encore effectué les tests nécessaires.

Quant à l'unique corvette du Projet 20385, le Gremyaschy, elle devrait rejoindre la flotte du Nord en 2015.

 

Source : Izvestia ; i-mash

 

Pour aller plus loin :

Les chantiers navals russes peinent à livrer les commandes du Ministère de la Défense

Des Ka-62 navalisés pour les frégates du Projet 20380

La Marine russe recevra 75 nouveaux bâtiments de guerre d'ici 2020.

Par Khan - Publié dans : Surface - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 17:26

La flotte russe de la Baltique éprouverait des difficultés à localiser les sous-marins disposant d'une propulsion à hydrogène.

 

La marine russe a commandé une étude pour la construction d'un bâtiment spécialisé dans la traque des sous-marins disposant d'une faible signature acoustique. La flotte de la Baltique éprouverait en effet des difficultés à localiser les submersibles dotés d'une propulsion à hydrogène, comme ceux allemands de type 212/214. Selon le commandant en chef de la Marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, le bâtiment devrait être mis en service en 2017.

 

Selon  Izvestia, le bâtiment pourrait être construit à partir de la coque de la frégate Touman (Projet 11540), mise sur cale en 1993 au chantier naval Yantar (Kaliningrad) et jamais achevée. Toutefois, ni la constitution du cahier des charges, ni le financement du projet n'ont été pour le moment budgetés. La marine a seulement déclaré qu'elle souhaitait doter le futur "chasseur" des meilleurs technologies de détections et des meilleurs armements ASM. A ce jour, l'Institut Krilov (Saint-Pétersbourg) a toutefois reçu un ordre du Ministère de la Défense pour travailler sur le développement de la coque et des système embarqués. Les premiers documents doivent être présentés au ministère à la fin de l'année 2013 pour approbation.


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La frégate Neustraschimy (Projet 11540)

 

L'Allemagne, avec sa solide expérience dans les constructions des sous-marins d'attaque à propulsion classique, représente aujourd'hui un défi stratégique en mer Baltique avec la construction des submersibles de type 212/214 et leur propulsion AIP. Selon Izvestia, la flottille allemande stationnée à Kiel dispose aujourd'hui de 5 corvettes modernes, 5 submersibles de type 212 et 10 petits navires lance-missiles. Enfin, 15 frégates sont basées à Wilhemshaven.

 

L'amiral Viktor Tchirkov a par ailleurs précisé que le futur bâtiment doit pouvoir aussi bien mener des missions de lutte ASM que mettre en oeuvre des missions d'appui pour des task force déployées sur les côtes. En outre, son sonar doit être capable de traquer les submersibles malgré les sauts de température présentées par les différentes couches d'eau.

 

Lorsque le Ministère russe de la Défense aura approuvé le projet, un appel d'offre sera lancé pour la fourniture des équipements. Probablement début 2014.

 

Source : Izvestia

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Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 17:07

Selon un représentant du complexe militaro-industriel, la mise sur cale du futur destroyer russe pourrait avoir lieu en 2016.

 

La phase d'étude et de conception du bâtiment tête de série, désigné sous le nom de "leader", a été budgetée par le Ministère de la Défense dans les commande d'Etat 2013. En 2014, il est prévu de débuter les travaux de développement de l'avant projet qui doivent permettre d'envisager une mise en chantier de la première unité dès 2016.

 

Selon la source, le Ministère russe de la Défense prévoit de lancer un appel à la concurrence pour l'avant projet, mais estime que "le bureau d'étude Severnoe a de sérieuses chances de remporter l'appel d'offre". La mise sur cale de la première unité pourrait avoir lieu au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) qui dispose d'une longue expérience dans la construction de navires de guerre de surface. Toutefois, le carnet de commande du chantier est déjà lourdement chargé avec la construction et les prochaines mises sur cales des frégates du Projet 20380 (2 unités en cours de construction) et du Projet 20385 (1 unité en chantier), mais surtout celles du Projet 22350 (4 unités en chantier).

 

Cette information confirme ainsi un calendrier déjà évoqué l'été dernier par d'autres sources.

 

Source : RIA Novosti.

 

Pour aller loin :

La Marine russe approuve le projet de futur destroyer

Le commandant en chef de la Marine russe évoque le développement des forces navales de la Russie.

La Russie prévoit de construire un destroyer de nouvelle génération en 2016.

Par Khan - Publié dans : Surface - Communauté : Défense et Géopolitique
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 15:44

Les chantiers navals russes mettent à l'épreuve la patience de la marine : les admissions au service actif de nouvelles unités au sein des forces navales l'année dernière sont loin des objectifs prévus pour 2012.

 

Les chantiers navals russes peinent à honorer les commandes du Ministère de la Défense dans les délais impartis, tandis que pour l'export, le calendrier semble plus rigoureux, mis à part pour le porte-avions INS Vikramaditya (ex PA soviétique Gorchkov) où la notion même de calendrier semble s'être estompée depuis longtemps.

 

En 2012, les forces navales russes aurait du admettre au moins 6 nouvelles unités au service actif : 3 submersibles et 3 navires de surface. Il s'agit du SNLE K-535 Iouri Dolgorouki (Projet 955 Boreï), du SNLE K-550 Alexandre Nevski (Projet 0955 Boreï) et du SSGN K-329 Severodvinsk (Projet 885 Yasen). Pour les navires de surface, il s'agit de la frégate polyvalente Amiral Gorchkov (Projet 22350), et des corvettes Boïki et Stoïki (Projet 20380). Or, au cours de l'année 2012, la marine russe aura uniquement reçu le SNLE K-535  Iouri Dolgorouki. Même si cette livraison constitue un événement majeur, il s'agit du premier SNLE admis au service actif dans les forces navales russes depuis près de 20 ans, elle ne doit pas pour autant faire oublier les difficultés rencontrées par l'outil industriel naval russe.

Les cinq autres unités doivent ainsi être livrées en 2013 : le retard de la frégate Amiral Gorchkov avait été annoncé dès le mois de novembre 2013, tandis que le K-329 Severodvinsk, mis à l'eau au mois de juin 2010, reprendra ses essais à la mer dès que les conditions météorologiques le permettront. Quant au K-550 Alexandre Nevski (mis à l'eau en décembre 2010), il devrait procéder à un tir du nouveau missile balistique stratégique Boulava au mois de juillet prochain. Certaines source annoncent sa livraison repoussée à 2014.

Projet 22350

Selon un source au sein du complexe militaro-industriel, ces retards sont du aux équipementiers qui tardent à livrer les systèmes d'armements (notamment pour la frégate Amiral Gorchkov, schéma ci-contre), ainsi qu'aux conditions météorologiques qui compliquent la tenue des essais en mer (submersibles). Le K-550 a ainsi fait les frais d'une météo défavorable et de la priorité donnée par les autorités russes à l'admission au service actif du K-535 en 2012, et donc de à l'achèvement de son cycle d'essais à travers notamment des tirs de missiles.

 

En ce qui concerne les corvettes du Projet 20380, le Boïki, lancé au mois d'avril 2011 était prêt, mais son armement ne lui a été livré que le 28 décembre 2012. Le bâtiment a entamé ses essais dans le sud de la Baltique et devrait être livré à la marine en mai-juin prochain. Normalement.

 

Sources : I-mash ; RIA Novosti

 

Pour aller plus loin :

La Marine russe approuve le projet de futur destroyer

Deux nouveaux Boreïs mis sur cale en 2013

Le SNLE K-535 Iouri Dolgorouki remis à la Marine russe

Par Khan - Publié dans : Chantiers navals - Communauté : Défense et Géopolitique
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