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Articles de l'auteur

Quelques publications et contributions de Igor Delanoë :

 

  • "Energie : les enjeux de l'accord russo-ukrainien", Alliance géostratégique, 27 mars 2014.
  • "The Syrian Crisis : a Challenge to the Black Sea Stability", Center for International and Europen Studies, CIES Policy Brief, n° 2, 2014, 8 pages.
  • "Sébastopol : de l'URSS à l'Ukraine, les enjeux du changement de souveraineté de 1991", Cahiers de la Méditerranée, n° 86, décembre 2013, pp. 141-150.
  • "Le partenariat russo-vietnamien et le retour de la marine russe dans les 'eaux bleues' ", Défense et Sécurité Internationale, n° 97, novembre 2013, pp. 54-59.
  • "Cyprus, a Russian Foothold in the Changing Eastern Mediterranean", Middle East Review of International Affairs, vol. 17, n° 2, summer 2013, pp. 84-93.
  • "Les déterminants de la posture de la Russie sur la crise syrienne", Note d'analyse, Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques, 16 juin 2013.
  • "Flotte russe de la mer Noire : vers une "flotte forteresse" à l'horizon 2020", Revue de Défense Nationale, n° 760, mai 2013.
  • "Russie-Israël : les défis d'une relation ambivalente", Politique étrangère, vol. 78, n° 1, printemps 2013, pp. 119-130.
  • "La Russie poursuit ses ventes d'armes au régime d'Assad", Le Figaro, 18 février 2013.
  • "Le partenariat stratégique russo-syrien : la clef du dispositif naval russe en Méditerranée", Note de la FRS, note n° 6/13, 9 pages.
  • "La Russie et Israël : entre méfiance réciproque et coopération bilatérale. Les enjeux d'une relation ambivalente", Recherches et Documents, n° 6/2010, 50 pages.

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Lundi 21 avril 2014

 

Le SNLE K-84 Ekaterinbourg (Projet 667 BDRM) devrait réintégrer le service de la flotte du Nord d'ici la fin de l'année. Le submersible avait été endommagé par un incendie le 29 décembre 2011 alors qu'il était en réparation . A l'issue de son IPER (2012-2014), le K-84 mettra en oeuvre le missile balistique intercontinental Laïner. (flotprom)

 

La marine russe recevra cette année 10 MiG-29K et MiG-29KUB. Ces appareils seront tous affectés au 279e régiment aérien embarqué basé sur le porte-avions Amiral Kouznetsov. Ils font partie de l'accord signé au mois de février 2012 par le ministère russe de la Défense et la société RSK MiG qui porte sur la livraison de 20 MiG-29K et 4 MiG-29KUB à la marine russe d'ici 2015. (Lenta)

 

Mi-avril 2014, les grands navires de débarquement russes ont déjà effectué 16 rotations entre Novorossisk et les ports syriens. (BS News)

 

 

Retrouvez toutes les brèves du Portail

Mercredi 13 février 2013 3 13 /02 /Fév /2013 15:55

Le commandement de la Marine russe a approuvé le projet de futur destroyer présenté par le bureau d'étude Severnoe (Saint-Pétersbourg). S'il est mené à son terme, ce projet aboutira à la construction du plus important bâtiment de guerre russe depuis la chute de l'URSS.

Projet 1164 Moskva

La Marine russe a approuvé le projet de destroyer de nouvelle génération présenté par le bureau d'étude Severnoe de Saint-Pétersbourg, un bureau qui au cours de l'époque soviétique avait notamment conçu parmi les plus importants bâtiments de  guerre de l'URSS : les croiseurs lance-missiles du Projet 1164 Atlant (croiseur Moskva, navire amiral de la flotte de la mer Noire, photo ci-dessus), les grands navires de lutte ASM du Projet 1155, les croiseurs nucléaires du Projet 1164 Kirov (le Pierre le Grand, navire amiral de la flotte du Nord) et les destroyers du Projet 956 qui ont notamment connu un certain succès à  l'export avec 4 unités vendues à la Chine au cours des année 2000. Fort de son expérience, Severnoe a donc présenté à la Marine russe un projet de destroyer d'un déplacement de 12 000 tonnes, supérieur à celui du destroyer du Projet 21956 destiné en premier lieu à l'export (8 000 t à pleine charge, photo ci-dessous). Le dernier navire d'un tonnage comparable construit en Russie fut le croiseur nucléaire lance-missiles Youri Andopov, futur Pierre le Grand, mis sur cale en 1986 à l'usine de la Baltique (ASA en 1998 dans la flotte du Nord).

Bien que le lieu de construction n'ait pas encore été officiellement décidé, il semblerait que ce soit le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) qui soit présenti.

Projet 21956.2

Projet 21956.3

Il est prévu qu'au cours des 2 à 3 prochaines années, le bureau élabore la documentation technique du navire, travaille sur son apparence et son armement. Concernant ce dernier point, l'armement du futur destroyer sera conséquent (comme souvent depuis les croiseurs du Projet 1164 et 1144) et à la hauteur des missions qui lui incomberont. Il s'agira en effet d'un destroyer polyvalent capable de mettre en oeuvre des missions de lutte ASM, de lutte anti-aérienne, d'assurer une défense anti-missile de théâtre, voire élargie à un espace plus conséquent, et apte à appuyer des opérations terrestres menées par une task force. En conséquence, le destroyer de nouvelle génération mettra en oeuvre des torpilles et sera doté d'une station hydroacoustique pour la lutte ASM. Il sera également équipé de missiles anti-surface et de mettra en oeuvre des missiles de croisière (probablement de type Club). Il disposera enfin de systèmes anti-missiles dont le S-500 Prométhée.

 

Le destroyer de nouvelle génération devrait également remplir des missions d'escorte des Mistrals russes, et au-delà, assurer la protection du futur groupe aéronaval russe formé autour du prochain porte-avions nucléaire, dont le projet n'a pas encore été présenté. Selon un contre-amiral russe à la retraite interrogé par le quotidien Izvestia, la Marine aurait besoin, au minimum, de trois unités. Toutefois, il estime que qu'un nombre de neuf unités déployées entre les flottes du Nord et du Pacifique serait idéal, avec cinq autres unités dans la mer Baltique. Selon lui, les premières unités devraient prioritairement être envoyées dans le Pacificique.

 

Au mois de juin dernier, le directeur d'OSK (holding des constructions navales russes) avait déclaré à l'occasion du Forum économique de Saint-Pétersbourg, que la Russie mettrait sur cale le premier exemplaire du futur destroyer en 2016, qu'un total de 6 unités soit construit. Le calendrier semble pour le moment conformité avec ces dernières déclarations.

 

Sources : Izvestia ; i-mash ; RIA Novosti.

 

Pour aller plus loin :

Article d'Izvestia (en russe)

La Russie prévoit de construire un destroyer de nouvelle génération en 2016.

Le futur porte-avions russe sera construit après 2020.

Par Khan - Publié dans : Surface - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 20:34

Début 2014, une quatrième batterie côtière de type "Bastion" doit être déployée dans la région d'Anapa. Elle renforcera considérablement les capacités anti-navires de la flotte de la mer Noire.

 

Trois batteries côtières de type "Bastion" sont déjà déployées par la Russie sur les côtes de la mer Noire (voir schéma ci-dessous). Pour rappel, le système côtier anti-navires "Bastion" met en oeuvre des missiles supersoniques P-800 Onix (SS-N-26 Yakhont ; vitesse de Mach 2,3 ; portée de 300 km en tir balistique, et 120 km en tir direct à Mach 1,5-1,7, voir photo ci-dessous). La quatrième batterie recevra des nouveaux blocs dans le système de guidage qui devraient lui permettre de traiter des cibles terrestres. Les modifications ont débuté cet hiver avec pour objectif que la batterie soit prête fin 2013 pour une entrée en dotation début 2014 dans l'arsenal de la flotte de la mer Noire. La batterie sera affectée à la 11e brigade autonome des missiles et de l'artillerie côtière elle-même rattachée à la 25e division autonome des missiles dont les installations de stockage sont situées dans le village d'Utach, près d'Anapa (kraï de Krasnodar).

 

Le système de défense côtier "Bastion"

 

Yakhont-Bastion-TELs-1S.jpg

Source : Air Power Australia

 

Le P-800 Onix (SS-N-26 Yakhont) : le missile anti-navire le plus rapide du monde

 

p-800 yakhont

 

Le déploiement complet d'une telle batterie à partir de Sotchi permettra à la flotte russe de couvrir l'ensemble des côtes géorgiennes. Le renforcement des capacités de la 25e division autonome des missiles serait par ailleurs, selon des sources non officielles, destinée à contre-balancer le déploiement de batteries Patriot en Turquie. La Russie a livré à la Syrie deux batteries "Bastion" en 2010-2011 qui sont opérationnelles. La livraison de ces équipements, destinés notamment à protéger les installations navales russes de Tartous, avaient alors suscité des protestations de Washington, Ankara et surtout, Tel-Aviv.

 

Source : Izvestia

 

Pour aller plus loin :

Flotte de la Mer Noire

Par Khan - Publié dans : Flotte de la Mer Noire - Communauté : Défense et Géopolitique
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Vendredi 1 février 2013 5 01 /02 /Fév /2013 20:46

Le chantier naval STX de Saint-Nazaire a procédé aujourd'hui à la mise sur cale du Vladivostok, le premier des deux BPC commandés par la Russie à la France en 2011. Le navire doit être livré à la marine russe en 2014.

 

Le Vladivostok a donc été mis sur cale ce vendredi à Saint-Nazaire, malgré les tumulutes qui ont entouré la signature du contrat de 1,2 milliard d'euros au mois de juin 2011 : la France a été critiquée par certains de ses partenaires de l'OTAN pour son choix de transférer des technologies sensibles à la Russie. Les pays baltes, mais également des pays non membres de l'OTAN comme la Géorgie, avaient alors fait connaitre leurs préoccupations, se sentant directement concernés par un éventuel déploiement des futurs Mistrals russes respectivement en mer Baltique et en mer Noire. Pour le moment, Moscou a fait savoir que les deux premières unités devraient être affectées à la flotte du Pacifique. En Russie même, le choix d'acheter du matériel militaire à l'étranger a fait l'objet de vives critiques de la part de certains responsables du complexe militaro-industriel, de certains militaires et politiciens. L'un des arguments mis en avant encore récemment est que la Russie dispose des techniques et du savoir-faire pour construire elle-même des navires de guerre, y compris ceux d'un tonnage important comme les BPC (environ 21 000 tonnes). Ces critiques interviennent alors que l'ancien Ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, artisan du contrat, n'est plus aux fonctions, suite à des démêlées avec la justice. Vladimir Poutine l'a remplacé par Sergeï Choïgou au mois de novembre dernier, suite à des accusations de corruption.

Mistral

Aussi, la mise sur cale du premier Mistral russe, à laquelle le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, a assisté à Saint-Nazaire ce vendredi, apparaît comme le fruit d'un long et difficile processus. Au-delà de l'acquisition de deux nouveaux bâtiments de guerre, et peut-être quatre si l'option sur les deux unités supplémentaires est confirmée (décision en 2016 selon les sources russes), il s'agit d'un enjeu stratégique pour l'industrie de construction navale en Russie. Le pays est engagé dans un vaste programme de modernisation de ses forces armées et de sa flotte, et le Kremlin entend également moderniser ses chantiers navals sur la période 2013-2030 : €15 milliards devraient être alloués à cet ambitieux projet. Toutefois, la Russie ne peut se passer du savoir-faire et des techniques occidentales, si elle veut tenter de rattraper le sous-investissement dont a fait l'objet l'ensemble des acteurs des constructions navales au cours des années 1990.

Aussi, les transferts de technologies induits par le contrat franco-russe portant sur les Mistrals est stratégique pour Moscou. Si seulement 20% de la première unité seront construits en Russie (Usine de la Baltique), le Sébastopol, seconde unité du contrat de 2011, devrait pour sa part être construit à 40% en Russie. Une trentaine de sections ont déjà été acheminées depuis la Baltique vers Saint-Nazaire pour le Vladivostok. Et si le Kremlin et la France parviennent à un accord, les deux autres BPC devraient être majoritairement construits dans les chantiers russes.

 

La Russie souhaite équiper ses BPC avec des matériels spécifiques : leur puissance de feu devrait être supérieure à celle de leurs homologues français. Ils devraient en outre embarquer une version spéciale navalisée de l'hélicoptère Ka-52 Alligator : le Ka-52K. Cette version disposera notamment d'ailes et de rotors rétractables (voir photo).

Ka-52K

Plus récemment, les médias russes ont également annoncé que les blindés légers mis en oeuvre par les BPC russes seraient également des versions spéciales. Selon les exigences formulées par le commandement principal de la marine, le futur blindé léger devra pouvoir mettre en oeuvre 15 soldats avec tout leur équipement, disposer de mortiers, de lance-grenades et une mitrailleuse lourde. Il devra enfin être équipé de missiles anti-aériens portatifs. L'équipement sera donc plus conséquent que celui des BMP-2, BMP-3 et BTR-80 (autres types de blindés légers en dotation dans l'armée russe). D'un poids de 30 tonnes, la puissance de son moteur ne devrait pas être inférieure à 400 ch. Le développement du blindé doit être achevé fin 2013 afin de permettre sa conception à partir du printemps 2014, année de la livraison du Vladivostok.

 

Sources : RIA Novosti ; i-Mash ; FlotProm ; Vzgliad ; Itar-TASS.

 

Pour aller plus loin :

Une version spéciale du Ka-52 pour les Mistrals russes

Mistrals russes : la formation des équipages russes incluse dans le contrat signé en 2011.

Mistral : la Russie et la France signent aujourd'hui.

Par Khan - Publié dans : BPC pour la Russie - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 29 janvier 2013 2 29 /01 /Jan /2013 16:16

Les exercices inter flottes menés par la Russie depuis le 20 janvier dernier en Méditerranée orientale entrent dans leur phase finale. Des bâtiments regagneront bientôt leurs ports d'attache tandis que d'autres seront déployés sur d'autres zones.

 

Nav-dbrqmt-rus-gazeta-ru.jpg Depuis le 20 janvier dernier, la marine russe mène de vastes exrecices navals qui mobilisent des unités venues des flottes du Nord, de la mer Baltique, de la mer Noire et du Pacifique.

Ces exercices ont notamment donné lieu à des tirs de missiles contre des cibles aériennes et maritimes effectués par le croiseur lance-missiles Moskva (flotte de la mer Noire) qui abritait le centre de commandement des exercices, et le grand navire de lutte ASM Smetlivy (flotte de la mer Noire). Les grands navires de débarquement Saratov et Azov (flotte de la mer Noire) ont pour leur part simulé de devoir repousser une attaque aérienne ennemie, et se sont livrés à des tirs d'artillerie.

Le grand navire de lutte Severomorsk (flotte du Nord) a effectué une série d'exercices impliquant des tirs d'artillerie, de lutte anti-aérienne et ASM. Il a également accompli des missions de recherche et de neutralisation de mines flottantes et immergées. Les hommes de l'infanterie de marine embarqués à son bord se sont également entrainés à la lutte anti terroriste (voir la vidéo ci après).

 

 

 

A l'issue des exerices, les navires des flottes de la mer Noire et de la Baltique regagneront leurs bases respectives sur le territoire russe, tandis que le grand navire de lutte ASM Severomorsk gagnera le golfe d'Aden pour mener une mission de lutte anti piraterie. Il relèvera ainsi le grand navire de lutte ASM Maréchal Chapochnikov (flotte du Pacifique) qui croise actuellement au large de la Somalie.

Depuis son départ de sa base d'attache, le Severomorsk aura parcouru 6 000 milles marins avec des escales à Ceuta (Espagne) et La Soude (Grèce).

 

Sources : MinDéf russe ; korable.ru

Photo : Gazeta.ru

Vidéo : vesti.ru

 

Pour aller plus loin :

Quatre flottes russes en Méditerranée

La Marine russe va mener de vastes exercices navals en Méditerranée

La présence navale russe en Syrie.

Par Khan - Publié dans : Manoeuvres et exercices - Communauté : Défense
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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 21:24

Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a annoncé que de nouvelles infrastructures dédiées aux constructions navales et à l'entretien des bâtiments de la flotte de la mer Noire seraient prochainement mises en chantier sur les côtes russes de la mer Noire.

 

C'est dans le cadre d'une conférence qui se tenait à Sotchi (côtes russes de la mer Noire) et qui était consacrée au développement des capacités russes de constructions navales en mer Noire que Dmitri Rogozine a annoncé l'intention de la Russie de lancer prochainement la construction de nouvelles infrastructures de constructions navales. Les villes de Novorossik et de Sotchi devraient, selon le vice-premier Ministre, être concernées par ces nouvelles infrastructures destinées à la production et à l'entretien de navires, notamment ceux de la flotte de la mer Noire. D'autres sites pourraient également être retenus, comme celui de Touapse par exemple.

 

Dmitri Rogozine a déploré la fait que les principaux bassins de constructions navales soient situés dans le Nord (Severodvinsk, mais aussi Kaliningrad) et en Extrême-Orient (région de l'Amour et Bolchoï Kamen), et rappelé que les grands chantiers ex soviétiques du sud se situent tous aujourd'hui en Ukraine (Nikolaïev, Kherson, Odessa). La Russie doit donc envoyer ses navires affectés en mer Noire effectuer leurs réparations dans les chantiers russes en mer Baltique (ce fut récemment le cas du sous-marin Alrosa) ou faire appel aux capacités de ses voisins (Bulgarie, Ukraine).

 

La création de ces infrastructures est d'autant plus urgente que la flotte de la mer Noire, principalement basée à Sébastopol (Crimée), fait actuellement l'objet d'un vaste programme de modernisation qui doit aboutir à l'affectation de 15 nouveaux bâtiments de surface et submersibles classiques d'ici 2020. Ces navires doivent disposer de toutes les infrastructures nécessaires à leur entretien et à leur modernisation, ce qui n'empêchera pas une coopération avec l'Ukraine en la matière. Les autorités ukrainiennes ont d'ailleurs régulièrement déclaré qu'elles préféreraient voir les navires russes être entretenus en Ukraine plutôt qu'en Bulgarie ou en mer Baltique. En outre, Moscou aura également besoin des capacités industrielles situées en mer Baltique et dans le Nord pour la construction, la modernisation et la réparation des unités affectées à ces zones respectives.

 

La Russie a lancé un programme de modernisation de ses chantiers navals pour la période 2013-2030 dans lequel elle compte injecter 15 milliards d'euros.

 

Sources : vpk-name ; Naval Today.

 

Pour aller plus loin :

Une année 2013 chargée pour le chantier naval de l'Amirauté

Constructions navales : de nouvelles installations à Bolchoï Kamen fin 2013

La Flotte de la mer Noire devrait recevoir 6 nouveaux bâtiments en 2013.

Par Khan - Publié dans : Chantiers navals - Communauté : Russie
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Jeudi 17 janvier 2013 4 17 /01 /Jan /2013 21:15

L'année 2013 sera chargée pour le chantier naval de l'Amirauté (Saint-Pétersbourg) qui, selon son directeur, devrait travailler à près de 160% de ses capacités de production en raison des commandes passées par le gouvernement russe, mais aussi de celles passées par des clients étrangers.

 

"En 2012, le chantier naval a procédé à trois mises sur cale, quatre mises à l'eau et a signé l'acte de transfert de deux navires à des clients !". Alexandre Bouzakov, directeur du chantier naval de l'Amirauté, dresse ainsi fièrement le bilan d'une bonne année 2012 pour son usine. Selon lui, l'année 2013 devrait constituer un "pic" pour son chantier qui "atteindra sa charge maximale de travail cette année" en tournant à presque 160% de ses capacités.

 

Le carnet de commande du chantier naval de l'Amirauté est en effet rempli par les contrats passés par le gouvernement russe. Ainsi, le quatrième des six sous-marins classiques du Projet 636.3 (classe Kilo) destiné à la flotte de la mer Noire devrait être mis sur cale cette année tandis que le bâtiment tête de série, le B-261 Novorosssisk doit également être mis à l'eau. Par ailleurs, le chantier devrait dans le même temps poursuivre la construction des deux unités du Projet 677 Lada, le B-586 Cronstadt et le B-587 Sébastopol. Enfin, les essais du navire de sauvetage par grande profondeur Bester-1 doivent commencer au printemps. Ce véhicule doit être affecté au bâtiment de sauvetage Igor Belousov (Projet 21300), mis à l'eau par le chantier de l'Amirauté fin octobre 2012. Le chantier était en négociations pour construire en série d'autres navires du type du Igor Belousov, ainsi que des navires de recherche et d'étude du type Académicien Treshnikov (Projet 22280), mais pour le moment, seul l'éxécution de la commande N° 02450 (celle du Igor Belousov) est poursuivie. "La signature des contrats sur la construction des navires de surface pourrait intervenir en 2014, ce qui signifie en pratique que leur construction pourrait débuter fin 2014, début 2015" affirme le directeur.


636M

Les commandes pour les clients étrangers occuperont également les 1 615 employés du chantier naval en 2013. Le Viet-Nam doit ainsi recevoir cette année les premiers deux submersibles diesels du Projet 636 (photo) sur les 6 commandés par Hanoï en décembre 2009 (contrat de $2 milliards). Le Hanoï a été mis à l'eau le 28 août 2012, et la seconde unité, le HQ183 Ho Chi Minh le 28 décembre dernier. Une troisième unité doit être mise à l'eau cette année tandis qu'une quatrième doit être mise sur cale.

Par ailleurs, le chantier naval prévoit de signer cette année un contrat portant sur la construction de deux nouvelles unités du Projet 636 pour l'export (client non précisé, peut-être l'Algérie).

Enfin, le chantier poursuit la réparation et la modernisation de submersibles du Projet 877EKM pour un client étranger.

 

Sources : gazette Admiraltets, n° 23, 28 décembre 2012 (journal officiel du chantier naval de l'Amirauté) ; bmpd.

 

Pour aller plus loin :

La Russie va construire une nouvelle classe de navires de soutien

La Marine russe va tester un moteur expérimental à hydrogène pour ses submersibles

Alger pourrait acheter deux sous-marins à la Russie

Par Khan - Publié dans : Chantiers navals - Communauté : Géopolitique et géostratégie
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 17:15

Fin 2013, le chantier naval Zvezda disposera de nouvelles installations lui permettant d'envisager la construction de navires d'un déplacement pouvant aller jusqu'à 13 000 tonnes.

 

Le chantier naval Zvezda, situé dans la ville fermé de Bolchoï Kamen (kraï du Primorié, Extrême-Orient russe), disposera de nouvelles installations lui permettant de construire des navires d'un déplacement compris entre 300 et 13 000 tonnes. Installées au printemps, ces infrastructures, équivalentes à une trentaine de terrains de football, seront opérationnelles fin 2013. Cette modernisation s'inscrit dans le cadre du programme des constructions navales mis en oeuvre par la Russie sur la période 2013-2030 et pour lequel le Kremlin entend investir jusqu'à 605 milliards de roubles (environ €15 milliards), dont 337 milliards de roubles (€8,4 milliards) provenant directement du budget fédéral. A terme, il est prévu que le chantier naval Zvezda puisse construire des navires disposant d'un tonnage allant jusqu'à 300 000 tonnes.

Bolchoi-Kamen.jpg

Le chantier naval Zvezda, Bolchoï Kamen, kraï du Primorié, en 2011 (photo Google Earth).

 

Fondé en 1946 sous le nom d'usine N° 892, le chantier naval Zvezda s'occupe au cours des années 1950 de la réparation et de l'entretien des sous-marins diesels et des navires de surface de la flotte du Pacifique. A partir des années 1960, le chantier prend en charge l'entretien des SNLE, puis des SSGN, de cette même flotte. Aujourd'hui, Zvezda est le premier centre de réparation, de modernisation et d'entretien des sous-marins de la flotte du Pacifique.

 

L'ascension des flottes asiatiques nécessitent de rénover et étendre les capacités industrielles navales de la Russie en Extrême-orient. Cette modernisation s'inscrit par ailleurs dans le cadre du programme de réarmement naval actuellement mis en oeuvre par le Kremlin.

 

Sources : FlotProm ; Itar-TASS ; site officiel Zvezda ; site officiel du gouvernement russe.

Par Khan - Publié dans : Chantiers navals - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 15 janvier 2013 2 15 /01 /Jan /2013 20:35

L'accroissement de l'activité navale russe constatée en Méditerranée ces dernières semaines devrait prochainement culminer avec la tenue d'exercices de grande ampleur. Les bâtiments russes doivent notamment simuler un débarquement sur les côtes syriennes.

 

Nav-rus.jpeg

La Méditerranée est depuis le début du mois de janvier le lieu de rendez-vous de navires de guerre issus des quatre flottes russes : la flotte du Nord, la flotte de la Baltique, la flotte de la mer Noire et la flotte du Pacifique. Ce déploiement de force témoigne de tout l'intérêt porté par Moscou à la Méditerranée, et plus particulièrement à son bassin oriental, intérêt qui ne s'est jamais démenti depuis l'époque de Catherine II (1729-1796).

 

Cette activité navale russe doit culminer à la fin du mois de janvier avec la tenue de vastes exercices inter-flottes en Méditerranée et en mer Noire, les "plus importants exercices" jamais tenus par Moscou dans cette partie du monde selon une source au sein de l'Etat-major général russe. Voici la liste des bâtiments qui y particperont (non exhaustive) :

 

  • Croiseur lance-missiles Moskva (Flotte de la mer Noire, Projet 1164 Atlant).
  • Grands navires de lutte ASM : Maréchal Chapochnikov (Flotte du Pacifique, Projet 1155 Fregat) ; Severomorsk (Flotte du Nord, Projet 1155 Fregat)
  • Frégate : Iaroslav Mudriy (Flotte de la Baltique, Projet 11540)
  • Grand navire de lutte ASM : Smetlivy (Flotte de la mer Noire, Projet 61)
  • Grands navires de débarquement : Kaliningrad (Flotte de la Baltique, Projet 775II) ; Novotcherkassk (Flotte de la mer Noire, Projet 775II) ; Alexandre Chabalin (Flotte de la Baltique, Projet 775II) ; Saratov (Flotte de la mer Noire, Projet 1171 Tapir) ; Nikolaï Filtchenkov (Flotte de la mer Noire, Projet 1171 Tapir) ; Azov (Flotte de la mer Noire, Projet 775III)
  • Navires de soutien : PM-56 (Flotte de la mer Noire, navire de réparation) ; Ivan Bubnov (Flotte de la mer Noire, tanker) ; Lena (tanker) ; SB-921 (remorqueur) ; Altaï (Flotte du Nord, remorqueur) ; Dubna (Flotte du Nord, tanker) ; SB-406 (Flotte du Nord, navire de soutien).

Il s'agit donc d'une escadre de 11 navires de combat totalisant plus de 60 600 tonnes à pleine charge, et qui embarqueraient près de 2 400 hommes d'équipage. Il est prévu que ces navires fassent une halte au port syrien de Tartous où la Russie dispose d'un point d'appui naval logistique. Le grand navire de débarquement Saratov y a récemment fait une halte afin de réparer l'un de ses générateurs diesels tombé en panne. D'autres ont réalisé des haltes à Malte ou au port grec de Souda.

 

Lors de la phase des manoeuvres en Méditerranée orientale, il est prévu qu'un certain nombre de bâtiments participent à un exercice de débarquement sur les côtes syriennes. Voici, la liste des bâtiments et unités censés y participer :

 

  • Croiseur lance-missiles Moskva
  • Grand navire de lutte ASM Severomorsk
  • Grand navire de lutte ASM Smetlivy
  • Frégate Iaroslav Mudriy
  • Les grands navires de débarquement qui permettront de débarquer des hommes de l'infanterie de marine et ceux du 108e régiment des cosaques du Kouban (division aéroportée de Novorossisk) et leurs matériels.

Il n'est pas prévu pour le moment de simuler un soutien aérien à cette opération amphibie, la Russie devant négocier le survol de territoires étrangers (Turquie notamment). Si toutefois elle obtenait les autorisations nécessaires, les appareils décolleraient des bases aériennes situées en Crimée et/ou de celle de Krimsk.

 

Sources : Korabel ; Vzgliad ; Turkishnavy.net ; Nezavissimaïa Gazeta ; RIA Novosti.

 

Pour aller plus loin :

La Marine russe va mener de vastes exercices navals en Méditerranée

Des bâtiments de guerre russes arrivent en Méditerranée.

La présence navale russe en Syrie.

Par Khan - Publié dans : Manoeuvres et exercices - Communauté : Défense
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