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Articles de l'auteur

Quelques publications et contributions de Igor Delanoë :

 

  • "Energie : les enjeux de l'accord russo-ukrainien", Alliance géostratégique, 27 mars 2014.
  • "The Syrian Crisis : a Challenge to the Black Sea Stability", Center for International and Europen Studies, CIES Policy Brief, n° 2, 2014, 8 pages.
  • "Sébastopol : de l'URSS à l'Ukraine, les enjeux du changement de souveraineté de 1991", Cahiers de la Méditerranée, n° 86, décembre 2013, pp. 141-150.
  • "Le partenariat russo-vietnamien et le retour de la marine russe dans les 'eaux bleues' ", Défense et Sécurité Internationale, n° 97, novembre 2013, pp. 54-59.
  • "Cyprus, a Russian Foothold in the Changing Eastern Mediterranean", Middle East Review of International Affairs, vol. 17, n° 2, summer 2013, pp. 84-93.
  • "Les déterminants de la posture de la Russie sur la crise syrienne", Note d'analyse, Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques, 16 juin 2013.
  • "Flotte russe de la mer Noire : vers une "flotte forteresse" à l'horizon 2020", Revue de Défense Nationale, n° 760, mai 2013.
  • "Russie-Israël : les défis d'une relation ambivalente", Politique étrangère, vol. 78, n° 1, printemps 2013, pp. 119-130.
  • "La Russie poursuit ses ventes d'armes au régime d'Assad", Le Figaro, 18 février 2013.
  • "Le partenariat stratégique russo-syrien : la clef du dispositif naval russe en Méditerranée", Note de la FRS, note n° 6/13, 9 pages.
  • "La Russie et Israël : entre méfiance réciproque et coopération bilatérale. Les enjeux d'une relation ambivalente", Recherches et Documents, n° 6/2010, 50 pages.

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Lundi 21 avril 2014

 

Le SNLE K-84 Ekaterinbourg (Projet 667 BDRM) devrait réintégrer le service de la flotte du Nord d'ici la fin de l'année. Le submersible avait été endommagé par un incendie le 29 décembre 2011 alors qu'il était en réparation . A l'issue de son IPER (2012-2014), le K-84 mettra en oeuvre le missile balistique intercontinental Laïner. (flotprom)

 

La marine russe recevra cette année 10 MiG-29K et MiG-29KUB. Ces appareils seront tous affectés au 279e régiment aérien embarqué basé sur le porte-avions Amiral Kouznetsov. Ils font partie de l'accord signé au mois de février 2012 par le ministère russe de la Défense et la société RSK MiG qui porte sur la livraison de 20 MiG-29K et 4 MiG-29KUB à la marine russe d'ici 2015. (Lenta)

 

Mi-avril 2014, les grands navires de débarquement russes ont déjà effectué 16 rotations entre Novorossisk et les ports syriens. (BS News)

 

 

Retrouvez toutes les brèves du Portail

Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 17:53

Après la remise à la marine du K-535 Iouri Dolgorouki le 10 janvier dernier, la Russie devrait mettre sur cale deux nouveaux SNLE cette année.

 

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe citée par Itar-Tass, le cinquième SNLE de type Boreï-A (Projet 955A) devrait être mis sur cale par Sevmash (Severodvinsk) cet été, probablement le 28 juillet prochain, à l'occasion du Jour de la Marine. Il devrait être baptisé du nom de Alexandre Souvorov, en mémoire d'un des plus brillants généraux de l'Empire russe (ses dates sont 1730-1800, il a notamment apporté de très nombreuses victoires à la Russie contre les Turcs). Le sixième Boreï devrait également être mis sur cale par Sevmash, probablement au mois de novembre 2013. Il recevrait le nom de Mikhaïl Koutouzov, en hommage au célèbre prince russe qui fit notamment face à Napoléon (ses dates sont 1745-1813). Ces deux nouvelles unités appartiennent au Projet 955A, évolution du Projet 955, et embarqueront notamment 20 missiles balistiques Boulava au lieu de 16 pour le K-535 Iouri Dolgorouki.


Borey.jpg

Le K-535 Iouri Dolgorouki le 10 janvier lors de sa remise à la Marine. Source : Sevmash.

 

Par ailleurs, selon le directeur d'OSK (consortium des constructions navales russes) Andreï Diachkov, le second Boreï, le K-550 Alexandre Nevski (Projet 09550, encore une évolution du Projet 955), devrait bien être remis à la Marine cet été. Ces déclarations confirment des annonces antérieures relayées par Rossiskaïa Gazeta il y a quelques jours.

 

La Russie continue de puiser dans son patrimoine impériale pour baptiser les fleurons des sous-marins de sa flotte, ce qui traduit une volonté du pouvoir de s'enraciner dans ce passé impérial dont il est à la fois le dépositaire et l'héritier.

 

Sources : i-mash ; Itar-Tass ; Voice of Russia.

 

Pour aller plus loin :

Le SNLE K-535 Iouri Dolgorouki remis à la Marine russe  

Dernière ligne droite pour le K-329 Severodvinsk

La Marine russe va tester un moteur expérimental à hydrogène pour ses submersibles

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense et Géopolitique
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 23:18

La livraison du SNLE K-535 Iouri Dolgorouki à la marine russe a donné lieu à de nombreuses annonces officielles concernant le futur des forces navales de la Russie. Cette remise demeure en elle-même un événement remarquable : la marine russe n'avait plus admis de SNLE au service actif depuis 1992.

 

Le K-535 Iouri Dolgorouki, navire tête de série des SNLE du Projet 955 Boreï, a enfin reçu son drapeau frappé de la croix de St André. Mis sur cale au mois de novembre 1996 sous le nom de Saint-Pétersbourg, le K-535 fut finalement mis à l'eau plus de 10 ans plus tard, au mois de février 2008. L'admission au service actif du bâtiment a par la suite semblé indexé sur les essais usines et les essais en mer, mais également sur la mise en service du nouveau missile balistique intercontinental Boulava qu'il est censé mettre en oeuvre. Le submersible ne peut-être qualifié de "tout nouveau produit" des chantiers navals russes : sa coque a été construite à partir de celle d'un SNA soviétique du Projet 971 jamais achevé (il en va de même pour le K-550 Alexandre Nevski, second Boreï), tandis que celle du troisième SNLE (Vladimir Monomakh) a été construite à partir d'un SNA soviétique désarmé (Projet 971 également) .

Le second Boreï, le K-550 Alexandre Nevski (Projet 955A), a déjà été mis à l'eau, et selon Rossiskaïa Gazeta, il pourrait être remis à la Marine dès le mois de juillet prochain. Le troisième Boreï, le Vladimir Monomakh, a été sorti du hall de montage de Sevmash le 30 décembre dernier.

 

Cérémonie de remise du K-535 à la Marine russe

 

Source : RIA Novosti

 

 

La remise à la Marine de son premier SNLE de l'ère post soviétique a donné lieu à une série de déclarations officielles concernant l'avenir de la flotte de guerre russe. Selon le Président Vladimir Poutine, les forces navales russes recevront au cours des prochaines années plus d'une centaines de bâtiments, et ce sont près de 4 trillions de roubles qui seront investis dans leur modernisation (environ 100 milliards d'euros). La marine devrait recevoir 8 SNLE (Projet 955 et 955A) d'ici 2020. Plus précisement, d'ici 2016, ce sont 80 navires de support, 18 bâtiments de combat de surface, 30 navires pour opérations spéciales et 6 submersibles (SNLE et SSGN du Projet 885) qui devraient entrer en service dans les forces navales russes. Ces efforts s'inscrivent dans le cadre du plan d'armement jusqu'en 2020.

Toutefois, les chantiers navals auront-ils la capacités d'absorber toutes les commandes ? Lorsque l'on considère les retards qui se sont accumulés pour la livraison et les essais du Iouri Dolgorouki, et l'encombrement actuel des cales des chantiers petersbourgeois (commandes nationales et export), il semble peu probable que tous ces bâtiments soient livrés pour 2020. Mieux vaut compter avec le début des années 2020...dans le meilleur des cas.

 

Sources : Barents Observer ; Jane's ; Naval Today ; Arm-TASS ; Itar-TASS ; Rossiskaïa Gazeta.

 

Pour aller plus loin :

Le commandant en chef de la Marine russe évoque le futur porte-avions

Le K-535 Iouri Dolgorouki bientôt en service actif

La livraison du K-329 Severodvinsk reportée

Par Khan - Publié dans : Actualité - Communauté : Défense et Géopolitique
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 01:04

Dans le contexte de la crise syrienne, des navires issus des quatre flottes russes font actuellement route vers le bassin méditerranéen afin d'y réaliser des exercices de grande ampleur. Ce déploiement (re)démontre toute l'importance que la Méditerranée revêt pour le Kremlin.

 

Des bâtiments issus des flottes du Pacifique, de la mer Noire, de la Baltique et du Nord, font actuellement route vers le bassin méditerranéen où il est prévu qu'ils se livrent à de vastes exercices à la fin du mois de janvier. Selon le Ministre russe de la Défense Sergei Choïgou qui s'exprimait à Severodvinsk, il s'agira "des plus importants exercices de l'histoire de la Marine en Méditerranée". Ces exercices s'inscrivent dans le cadre du plan 2013 de préparation au combat des forces armées russes. Dans le contexte de la crise syrienne, ils viennent également confirmer tout l'intérêt porté par le Kremlin à cette région du globe.

 

Ces exercices auront pour but de mettre en pratique l'établissement d'un groupe de forces en dehors de la Russie, de planifier son activation et la conduite commune d'actions. Les manoeuvres se dérouleront également en mer Noire où il est prévu de réaliser des opérations d'embarquement de troupes depuis les côtes hostiles du Nord Caucase.

 

Certains navires de guerre se trouve déjà en Méditerranée, notamment ceux de la flotte de la mer Noire. Ainsi, le navire amiral de cette flotte, le croiseur lance-missile Moskva (Projet 1164), croise déjà dans les eaux de la Méditerranée orientale, de même que le grand navire de lutte ASM Smetlivy (Projet 61). Les navires de soutien PM-56 et Ivan Boubnov les accompagnent tandis que les grand navires de débarquement Azov (Projet 775) et Nikolaï Filtchenkov (Projet 1171) ont franchi le 9 janvier dernier le Bosphore pour regagner leurs bases en mer Noire après 14 jours passés en Méditerranée. Par ailleurs, le tanker Lena devrait actuellement se trouver également dans les eaux méditerranéennes, tout comme le grand navire de débarquement Novotcherkask (Projet 775). Enfin, le grand navire de débarquement Saratov (Projet 1171, flotte de la mer Noire), a franchi le week-end dernier la zone des Détroits turcs et est arrivé lundi dans le port syrien de Tartous où la Russie dispose d'un point d'appui logistique. Selon Interfax, à son bord se trouvait des équipements militaires ainsi que des unités des forces spéciales (Spetsnaz).

 

Sources : RIA Novosti ; Interfax ; Military Paritet ; Turkishnavy.net

 

Pour aller plus loin :

Des bâtiments de guerre russes arrivent en Méditerranée.

Par Khan - Publié dans : Manoeuvres et exercices - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 4 décembre 2012 2 04 /12 /Déc /2012 15:38

Le centre Zvezdotchka de Severodvinsk construirait pour la Marine russe un nouveau mini-submersible à propulsion nucléaire destiné aux opérations spéciales menées par grandes profondeurs.

 

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, le submersible devrait être une variante plus petite du Projet 10831 Kalitka, aussi connu sous le nom de "Loscharik". La Marine russe devrait s'en servir pour mener des opérations spéciales par grandes profondeurs, notamment dans l'océan Arctique. Le Ministère russe de la Défense n'a pour le moment fait aucun commentaire, invoquant le caractère très confidentiel du projet, n'infirmant pas ainsi son existence. Toutefois, certains éléments ont été portés à la connaissance du journal Izvestia.

 

Le nouveau submersible disposerait d'une coque en titane et, tout comme le "Loscharik", il aurait une structure composée de plusieurs sphères. L'équipement de bord devrait s'apparenter à celui du Projet 10831. Le réacteur nucléaire serait quant à lui d'un nouveau type : il devrait être fabriqué par des entreprises situées à Obninsk (oblast de Kalouga). Enfin, le mini-submersible sera mis en oeuvre par le BS-64 Podmoskove (ex K-64 du Projet 667 BDRM), modifié en 1998 afin de pouvoir porter et mettre en oeuvre des mini-submersibles. Il permettrait à la Marine russe de réaliser des explorations poussées par grande profondeur, d'opérer sur des épaves de navires, de collecter des objets grâce à la présence de bras articulés sur le sous-marins (voir photo ci-dessous), et enfin, de réaliser des opérations de renseignement.

 

Losharik.png

Source : i-mash

 

A la fin du mois de septembre dernier, la Marine russe a envoyé le BS-136 Orenbourg (ex K-129, Projet 667 BDR) en patrouille au pôle Nord. Ce submersible a en effet subi des modification en 1994 qui lui permettent de mettre en oeuvre le mini-submersible Loscharik.

 

Zvezdotchka aurait déjà repris la construction d'un mini-submersible dont le nom demeure secret. Selon certaines sources, il se pourrait qu'il s'agisse d'une unité du Projet 1851 Nelma (classe X-Ray) dont trois exemplaires ont été construits à Saint-Pétersbourg par le chantier naval de l'Amirauté, et livrés à la Marine entre 1986 et 1995 (AS-23 du Projet 1851, AS-21 et AS-35 du Projet 1851.1). Une quatrième unité aurait été mise sur cale à la fin des années 1990, puis sa construction arrétée. L'unité en chantier aurait été transférée à Zvezdotchka il y a près de 10 ans, où elle a été depuis stockée en attendant les crédits nécessaires à son achèvement.

Les caractéristiques techniques pourraient corroborer cette supposition : avec un déplacement en surface de 550 tonnes, les unités du Projet 1851 sont en effet plus petites que le Loscharik qui dispose d'un déplacement de presque 1 400 tonnes.

 

Sources : Izvestia ; i-mash ; Flotprom ; Russian-ships.info

 

Pour aller plus loin :

La Marine russe va tester un moteur expérimental à hydrogène pour ses submersibles

Le BS-136 Orenbourg au pôle Nord

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 11:01

Le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) mettra sur cale le 14 novembre prochain la première unité d'une nouvelle classe de navires de support pouvant opérer dans l'océan mondial.

 

Le chantier naval du Nord fêtera ses 100 ans le 14 novembre prochain, et c'est précisement cette date que les responsables du chantier et le Ministère russe de la Défense ont choisi afin de procéder à la mise sur cale de l'Elbrouz, le navire tête de série du tout nouveau Projet 23120.

L'agence fédérale d'acquisition du Ministère russe de la Défense (Rosoboronpostavka) et le chantier naval du Nord ont conclu le 29 juin dernier un contrat portant sur la construction de 3 unités du Projet 23120, projet développé par le bureau d'étude Spetzsudoproekt (Saint-Pétersbourg). Les bâtiments de classe Elbrouz seront les premiers de leur genre en Russie : il s'agit de navires de support logistique de 9 000 tonnes pouvant opérer dans l'océan mondial. Ils auront pour missions le transport, le stockage et le transbordement de cargaisons sèches à terre, sur des navires de surface et sur des sous-marins. Ils seront également aptes à mener des opérations de remorquage et d'assistance aux bâtiments en détresse.

 

Elbrus_project_23120.jpg

La maquette de l'Elbrouz. Source : vpk-name

 

Les trois navires doivent respectivement être livrés en novembre 2014, novembre 2015 et novembre 2016, afin d'équiper les flottes du Nord, de la mer Noire et du Pacifique.

 

Caractéristiques :

  • Longueur : 90 m
  • Largeur : 22 m
  • Tirant d'eau max : 8 m 65
  • Déplacement : 9 000 t (pleine charge)
  • Motorisation : générateurs diesels de 15 kW
  • Vitesses : 18 noeuds (2 noeuds en zone arctique avec une épaisseur de glace de 60 cm)
  • Equipage : 27 hommes

Zones d'opération :

  • Navigation autonome dans les mers non arctiques
  • Navigation autonome possible en mer de Barents durant l'été et l'automne
  • Navigation possible en hiver et au printemps en mer de Barents si assisté par un brise-glace

Pr-23120.jpg La reconstitution de la flotte océanique russe à l'horizon 2020-2030 passe non seulement par l'admission de nouvelles unités de surface actuellement en cours de construction (Projet 22350, futur destroyer du Projet 21956, futur PA...), mais aussi par celle indispensable de navires de soutien. Les unités du Projet 23120 Elbrouz et celles du Projet 21300 Igor Belousov doivent apporter à la Marine russe les capacités de soutien et de secours nécessaire aux opérations en haute-mer, capacités qui lui font actuellement cruellement défaut.

 

Le chantier naval du Nord dispose à ce jour d'un carnet de commande qui lui assure une activité jusqu'en 2020, avec près de 200 milliards de roubles de contrats (environ 5 milliards d'euros). Le chantier naval du Nord emploie 4 000 personnes.

 

Sources : vpk.name ; Shibuilding Tribune ; Flotprom

 

Pour aller plus loin :

Le commandant en chef de la Marine russe évoque le futur porte-avions

La Marine russe recevra 75 nouveaux bâtiments de guerre d'ici 2020.

La Russie prévoit de construire un destroyer de nouvelle génération en 2016.

Par Khan - Publié dans : Chantiers navals - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 13 novembre 2012 2 13 /11 /Nov /2012 15:29

Le commandant en chef de la Marine russe, l'amiral Viktor Tchrikov, a accordé une interview au programme "Vesti" de la chaîne de télévision russe "Rossia-1". Après une visite de l'Amirauté et des chantiers navals pétersbourgeois, l'amiral a dévoilé une maquette du futur porte-avions russe.

 

Après avoir accordé une interview au sein de son nouveau bureau pétersbourgeois de l'Amirauté, l'amiral a accompagné les journalistes au chantier naval du Nord, puis au chantier naval de l'Amirauté. Un certain nombre de bâtiments sont alors visibles dans le reportage, en voici la liste :

 

Chantier naval du Nord :

  • le destroyer Rastoropny de la classe Sovremeny (Projet 956), anciennement affecté à la flotte du Nord, et désarmé au mois d'août dernier.
  • la frégate Amiral Gorchkov (Projet 22350) en cours de construction.
  • la corvette Soobrazitelny (Projet 203080).

Chantier naval de l'Amirauté :

  • un sous-marin classique de type Kilo (Projet 636) en cours de construction pour le Viet-Nam.

Au cours de l'interview accordé à l'intérieur du chantier de l'Amirauté, le commandant a par ailleurs confirmé que 6 sous-marins classiques de type Kilo (Projet 636.3) seraient construits pour la flotte de la mer Noire.

 

L'interview se termine ensuite en évoquant le futur porte-avions russes ainsi que les Mistrals achetés à la France, et le développement de nouveaux sous-marins nucléaires (SNLE et SSGN).

Voici à ce propos un schéma de ce qui pourrait être le futur porte-avions russe :

 

PA-russe-copie-1.jpeg

Source : revue russe Voenno Promichleny Kourrier, n°40/457, 10 octobre 2012

 

On notera le forte ressemblance avec le porte-avions de conception soviétique Oulianovsk du Projet 1143.7 mis sur cale en 1988 et jamais achevé. Il s'agirait donc d'un bâtiment à propulsion nucléaire disposant d'un déplacement compris entre 70 000 et 80 000 tonnes à pleine charge (60 000 tonnes pour le Kouznetsov).

 

PA-russe.jpg

 

Voici le reportage (en russe), bon visionnage :

 

Sources : Rossia-1 ; bmpd ; Russian-ships.info
Pour aller plus loin :
Par Khan - Publié dans : Porte-avions - Communauté : Défense
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Samedi 3 novembre 2012 6 03 /11 /Nov /2012 18:56

Le sous-marin nucléaire tête de série du Projet 885 Yasen, le K-329 Severodvinsk, a quitté Sevmash le 30 octobre dernier pour mener une campagne de tests qui doivent précéder son admission au service actif.

Severodvinsk

Selon un représentant de l'Etat-major de la Marine s'exprimant dans Izvestia, le K-329 Severodvinsk (photo ci-dessus) a quitté les installations de Sevmash (Severodvinsk) le 30 octobre dernier pour gagner la mer de Barents. Le bâtiment doit y effectuer une série de tests et réaliser des tirs de torpilles et du missile de croisière "Calibre" (version sous-marine du 3M-54 Club / SS-N-27 Sizzler). Si les tests s'avèrent concluants, le bâtiment devrait regagner Severodvinsk le 25 novembre prochain.

 

"Nous devons évaluer le fonctionnement des systèmes du ballast principal [...]. Nous devons tester le réacteur à tous les régimes (...) et réaliser des tirs de torpilles et de missiles. Il est prévu de réaliser trois tirs de missile : deux en immersion et un en surface" a déclaré le représentant de l'Etat-major de la Marine à Izvestia. Après le tir, le K-329 Severodvinsk devrait gagner sa profondeur limite de plongée : il s'agit d'une manoeuvre obligatoire qui permet de mettre à l'épreuve tous les systèmes embarqués, la coque et le réacteur du bâtiment.

 

Une fois rentré de sa campagne de tests, le K-329 Severodvinsk devrait regagner Sevmash pour deux à trois semaines de réparations, puis il devrait être remis à la Marine. L'équipage devrait prendre possession du bâtiment en 2013.

 

Le K-329 est en phase d'essais depuis presque deux ans. Les tests réalisés depuis, après près de 120 jours en mer, ont permis de mettre en évidence 2 000 erreurs et avaries. Le coût du K-329 Severodvinsk est estimé à ce jour à 70 milliards de roubles (1,8 milliard d'euros). Le plan d'armement 2011-2020 prévoit l'acquisition par le Ministère russe de la Défense de 8 unités de type Yasen. La seconde unité, le Kazan, est actuellement en chantier à Sevmash sous la désignation de Projet 08851 Yasen-M. La troisième unité, qui devrait se nommer Oufa, doit être mise sur cale avant la fin de l'année 2012.

 

Sources : Izvestia ; i-Mash.

 

Pour aller plus loin :

La livraison du K-329 Severodvinsk reportée

Quel prix pour les Boreïs et les Yasens ?

La Flotte russe recevra 20 nouveaux sous-marins nucléaires d'ici 2020.

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense
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Mardi 30 octobre 2012 2 30 /10 /Oct /2012 10:33

D'ici la fin de l'année 2012, la Marine russe envisage de tester le premier moteur à hydrogène pour ses submersibles. C'est le B-90 Sarov qui servira de plateforme expérimentale.

 

Le B-90 Sarov (photos ci-dessous) est l'unique submersible du Projet 20120 Sargan (classe Sarov). Son existence a été dévoilée par mégarde en 2007, à l'occasion d'une cérémonie de parrainage, par les autorités municipales de la ville de Sarov (région de Nijni-Novgorod). Aujourd'hui, on sait que le submersible a été construit à partir de la coque du sous-marin expérimental du Projet Sargan, mis sur cale en 1989 par le chantier naval Krasnoe Sormovo (Nijni-Novgorod), et jamais achevé par manque de financements. La construction du B-90 a été complétée à Severodvinsk, puis le submersible a été mis à l'eau fin 2007. Il a été admis au service actif au mois d'août 2008 dans la Flotte du Nord, où il sert de plateforme expérimentale universelle pour tous les projets touchants aux sous-marins (propulsion, armements...).

 

B-90-copie-1.jpg

B-90-1.jpg

B-90-2.jpg

Trois photos du Sarov à Severodvisnk. Datation inconnue. Source : balancer.ru

 

Selon Izvestia, qui cite une source au sein du Ministère russe de la Défense, le B-90 Sarov sera utilisé pour les essais qui concernent le premier moteur expérimental russe anaérobie fonctionnant au combustible à hydrogène. En cas de succès, il serait envisagé d'équiper les submersibles du Projet 677 Lada et ceux de type Amour-1650, la version export du Projet 677, de moteurs à hydrogène. La Russie s'inspire ainsi des sous-marins de type 212 allemands qui disposent d'un système de propulsion anaérobie qui utilisent des batteries à combustile d'hydrogène/oxygène. Cette technologie hybride accroit la furtivité du submersible ainsi que sa durée d'immersion. Les piles à combustible à hydrogène dispensent le bâtiment de faire surface pour recharger les batteries, ce qui est le cas par exemple pour les sous-marins classiques du Projet 636, diminuant ainsi la vulnérabilité du submersible. Selon la source citée par Izvestia, les sous-marins russes qui seront équipés d'une telle propulsion anaérobie seront en mesure de concurencer les submersibles allemands.

 

Le "réformateur" : un système unique développé par Rubin

 

C'est le constructeur de submersible russe Rubin qui a développé la technologie.

Les moteurs anaérobies fonctionnant avec l'hydrogène nécessitent l'installation à bord du sous-marin d'un réservoir afin de pouvoir le stocker, ce qui représente un risque accru d'incendie à bord du bâtiment en raison de la haute instabilité de l'hydrogène. Par ailleurs, des infrastructures portuaires doivent être développées afin de pouvoir assurer le rechargement en hydrogène du submersible, ce qui constitue également une manoeuvre risquée nécessitant un haut niveau de sécurité. Le développement de telles infrastructures en Russie, inexistantes puisque la Marine russe utilise des sous-marins diesels, induiraient des coûts importants. Aussi, Rubin a exploré une autre direction :  la production d'hydrogène directement à bord du submersible pour la propulsion anaérobie. L'hydrogène est produit à partir du moteur diesel grâce à un nouveau système unique appelé "réformateur", développé par le constructeur. Cette solution dispense de stocker l'hydrogène à bord du bâtiment, et résout ainsi la question de la sécurité de l'équipage et celle des infrastructures des bases navales. Selon le directeur de Rubin, Igor Vilnit, qui s'exprimait dans le cadre du salon Euronaval-2012, la solution proposée par Rubin permet de produire une puissance de 400 kW qu'il estime supérieure aux systèmes occidentaux qui déploient au maximum 180 kW. C'est ce système qui devrait faire l'objet de tests à partir du B-90 Sarov à la fin de l'année 2012.

 

Une application pour les submersibles du Projet 677 ?


Au mois de juin 2012, le commandant en chef de la Marine russe Vicktor Tchirkov a ordonné la reprise de la construction des sous-marins du Projet 677 qui avait été stoppée par son prédécesseur, l'amiral Vladimir Vissotski, suite à des disfonctionnements concernant la propulsion anaérobie. Le navire tête de série, le B-585 Saint-Pétersbourg, actuellement affecté à la Flotte du Nord, devrait reprendre les essais par grande profondeur début 2013, tandis que les deux unités suivantes, le B-586 Cronstadt (coque achevée à 10%) et le B-587 Sébastopol (coque achevée à 40%), sont toujours dans les cales du chantier naval de l'Amirauté (Saint-Pétersbourg). Leur construction, actuellement suspendue, pourrait reprendre en cas de succès dans les essais du B-585.


Selon certaines sources, Rubin financerait directement l'installation de la propulsion anaérobie sur la troisième Lada, le Sébastopol, et négocierait actuellement avec le Ministère de la Défense pour que soit inclue dans le budget 2013 une enveloppe pour le submersible qui serait alors livré en 2015. Le B-586 Cronstadt serait quant à lui équipé de batteries lithium.

 

Sources : Izvestia ; i-mash ; soumarsov ; Global Security ; Regnum ; russiadefense.net

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