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Articles de l'auteur

Quelques publications et contributions de Igor Delanoë :

 

  • "Energie : les enjeux de l'accord russo-ukrainien", Alliance géostratégique, 27 mars 2014.
  • "The Syrian Crisis : a Challenge to the Black Sea Stability", Center for International and Europen Studies, CIES Policy Brief, n° 2, 2014, 8 pages.
  • "Sébastopol : de l'URSS à l'Ukraine, les enjeux du changement de souveraineté de 1991", Cahiers de la Méditerranée, n° 86, décembre 2013, pp. 141-150.
  • "Le partenariat russo-vietnamien et le retour de la marine russe dans les 'eaux bleues' ", Défense et Sécurité Internationale, n° 97, novembre 2013, pp. 54-59.
  • "Cyprus, a Russian Foothold in the Changing Eastern Mediterranean", Middle East Review of International Affairs, vol. 17, n° 2, summer 2013, pp. 84-93.
  • "Les déterminants de la posture de la Russie sur la crise syrienne", Note d'analyse, Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques, 16 juin 2013.
  • "Flotte russe de la mer Noire : vers une "flotte forteresse" à l'horizon 2020", Revue de Défense Nationale, n° 760, mai 2013.
  • "Russie-Israël : les défis d'une relation ambivalente", Politique étrangère, vol. 78, n° 1, printemps 2013, pp. 119-130.
  • "La Russie poursuit ses ventes d'armes au régime d'Assad", Le Figaro, 18 février 2013.
  • "Le partenariat stratégique russo-syrien : la clef du dispositif naval russe en Méditerranée", Note de la FRS, note n° 6/13, 9 pages.
  • "La Russie et Israël : entre méfiance réciproque et coopération bilatérale. Les enjeux d'une relation ambivalente", Recherches et Documents, n° 6/2010, 50 pages.

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Lundi 21 avril 2014

 

Le SNLE K-84 Ekaterinbourg (Projet 667 BDRM) devrait réintégrer le service de la flotte du Nord d'ici la fin de l'année. Le submersible avait été endommagé par un incendie le 29 décembre 2011 alors qu'il était en réparation . A l'issue de son IPER (2012-2014), le K-84 mettra en oeuvre le missile balistique intercontinental Laïner. (flotprom)

 

La marine russe recevra cette année 10 MiG-29K et MiG-29KUB. Ces appareils seront tous affectés au 279e régiment aérien embarqué basé sur le porte-avions Amiral Kouznetsov. Ils font partie de l'accord signé au mois de février 2012 par le ministère russe de la Défense et la société RSK MiG qui porte sur la livraison de 20 MiG-29K et 4 MiG-29KUB à la marine russe d'ici 2015. (Lenta)

 

Mi-avril 2014, les grands navires de débarquement russes ont déjà effectué 16 rotations entre Novorossisk et les ports syriens. (BS News)

 

 

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Mardi 15 octobre 2013 2 15 /10 /Oct /2013 16:43

Le BPC russe Vladivostok a été mis à l'eau ce jour à Saint-Nazaire par le chantier naval STX. Il s'agit du premier des deux BPC commandés par Moscou au mois de juin 2011. La Russie devrait donner sa réponse quant à la commande de deux unités supplémentaires fin 2015.

Mistral1

Le Vladivostok a été mis sur cale le 1er février 2012 conformément au contrat de €1,2 milliard signé en juin 2011 par Rosoboronexport (agence fédérale russe pour l'exportation et l'importation d'armements) avec DCNS. Selon Yves Destefanis, le directeur du programme BPC Russie chez DCNS, le bâtiment est livré sans armements, mais équipé des moyens français de débarquement. Le Vladivostok devrait prendre la mer au mois de mars 2014, et il mettra le cap sur Saint-Pétersbourg à l'automne 2014. Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) serait en charge de l'équipement du Vladivostok en armements. Toutefois, selon une autre source au sein de l'industrie des constructions navales russes, le cahier des charges relatifs à cet armement ne serait à ce jour pas prêt.

 

Le bâtiment doit être admis au service actif le 1er novembre 2014 et il sera déployé au sein de la flotte du Pacifique qui a entamé le recrutement des équipages qui doivent servir sur le Vladivostok et sur le second BPC, le Sébastopol. Une commission spéciale a été créée à cette fin : elle est en charge du processus de recrutement de 200 hommes qui seront embarqués sur le premier BPC russe. Une fois recrutés, le futur équipage sera envoyé à Saint-Pétersbourg pour entamer sa formation avant de se rendre cet été à Saint-Nazaire et prendre les commandes du Vladisvostok. Toutefois, des marins russes ont déjà entamé une formation à bord d'un BPC français : ils ont passé cinq jours en mer au cours desquels ils ont pu se familiariser avec l'exploitation du bâtiment.

 

Quid des deux unités supplémentaires ?

 

Selon le responsable du ministère russe de la Défense en charge des commandes d'Etat, la Russie donnera sa réponse à l'issue de la première année d'exploitation du Vladivostok, c'est à dire pas avant fin 2015. La décision n'est pas annulée, mais suspendue aux résultats de cette exploitation, et notamment de l'adaptation des systèmes aux besoins russes. Si Moscou commande un troisème et un quatrième BPC, il est donc probable qu'il s'agisse d'une version évoluée par rapport aux deux premières unités. En outre, les deux BPC supplémentaires seraient construits majoritairement en Russie.

Pour ce qui est des moyens de débarquement, les BPC russes autres que le Vladivostok pourraient être équipés de vedettes de débarquement sur coussin d'air du Projet 11770 Serna ou de corvettes de débarquement du Projet 21820 Dyugon construits en Russie. Les BPC russes devraient être en outre équipés de Ka-52 navalisés.


A ce jour, la construction du second BPC russe se poursuit à Saint-Nazaire. Le Sébastopol a été mis sur cale le 18 juin dernier, et sa mise à l'eau est prévue au mois d'octobre 2014, avec une admission au service actif fin 2015, également au sein de la flotte du Pacifique. Les BPC pourraient être affectés à Vladivostok, mais également à Petropavlovsk Kamtchatski. Il n'est pas impossible que la marine russe affecte l'un de ses BPC à l'escadre méditerranéenne qu'elle entend déployer sur une base permanente à compter de 2015.

 

Sources : RIA Novosti, Flotprom, Indru.

 

Pour aller plus loin :

Une version spéciale du Ka-52 pour les Mistrals russes

Mistrals russes : la formation des équipages russes incluse dans le contrat signé en 2011.

Les Mistral russes embarqueront de Ka-52 navalisés.

Par Khan - Publié dans : BPC pour la Russie - Communauté : Russie
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Vendredi 11 octobre 2013 5 11 /10 /Oct /2013 16:04

En tous les cas pas dans son état actuel. Le K-329 Severodvinsk fait l'objet d'une controverse entre d'une part les industriels selon qui le bâtiment sera remis à la marine russe avant la fin de l'année, et la marine d'autre part qui affirme que le submersible n'est tout simplement pas prêt.

K-329 Severodvinsk

Mis sur cale au mois de décembre 1993, le K-329 Severodvinsk (SSGN du Projet 885 Yasen, photo ci-dessus) a été mis à l'eau en juin 2010. Depuis, son admission au service actif a été repoussée à plusieurs reprises : d'abord prévue en 2011, elle a été ensuite annoncée pour 2012 et actuellement, les industriels maintiennent que le bâtiment sera remis au ministère russe de la Défense avant la fin 2013. Le bureau d'étude Malakhit (Saint-Pétersbourg), concepteur du Projet, a même donné aujourd'hui une date précise : le 25 décembre 2013. La marine devrait ainsi recevoir un le sous-marin tête de série du Projet 885 pour Noël, une affirmation qu'OSK (consortium des constructions navales russes) avait laissé entendre dans un communiqué officiel diffusé sur son site dès le 8 octobre :

 

"La réalisation des essais officiels du sous-marin [...] est prévue pour novembre-décembre [2013]. Selon leurs résultats, la commission d'Etat décidera de l'état de préparation technique du navire [...] ce qui sera suivi de la signature de l'acte de remise du sous-marin de 4e génération aux forces navales russes".

 

Si l'on assiste à un formation d'un "front uni" entre concepteur et constructeur au sujet du K-329, c'est que la dernière campagne d'essais du sous-marin réalisée en mer Blanche a été loin de donner satisfaction à la marine. Rappelons que depuis 2011, le Severodvinsk a subi 14 cycles d'essais en mer, et que le dernier, qui a débuté le 27 mai et devait durer jusqu'à la mi-août, a vu le bâtiment revenir à Sevmash (Severodvinsk) dès le 19 juillet pour régler des problèmes techniques. Les essais ont ensuite repris au 30 juillet. Seulement, selon la marine, ces essais ont révélé de graves problèmes techniques au niveau du système de propulsion et du système d'armement. Les roulements de l'arbre porte-hélice ne semblent ainsi pas en mesure d'assumer une accélération normale du bâtiment sans risquer de se désintégrer. En outre, le Severodvinsk ne semble pas pouvoir mettre en oeuvre correctement le tir de ses missiles anti-navires supersoniques Oniks (SS-N-26 / P-800 Yakhont). D'après un officier supérieur de la marine, un rapport récapitulant tous les problèmes liés au K-329 sera adressé sous peu au ministre russe de la Défense Sergeï Choïgu.


Malakhit conteste ces affirmations et contre-attaque en déclarant que lors de la dernière campagne de tests, 10 tirs de torpille ont été réalisés, tous avec succès. Mais aucun commentaire n'a été fait sur les missiles. OSK a laconiquement annoncé dans son communiqué que depuis le 30 mai, le Severodvinsk a accompli 4 sorties en mer pour des essais, et que tous les tests, y compris ceux des systèmes d'armement, ce sont déroulés avec succès. Malakhit a ajouté aujourd'hui que le submersible va poursuivre ses essais constructeurs en octobre, et qu'il entamera les essais officiels dès le mois de novembre.


Le Projet 885 Yasen est le pendant russe des submersibles de 4e génération de type Seawolf américains et Astute britanniques. Les Yasen sont censés mettre en oeuvre des missiles anti-navires Oniks, des missiles de croisière Kalibr (SS-N-27 Sizzler / 3M-54 Klub) ou, selon certaines sources, le missile indo-russe BrahMos. La seconde unité du Projet 885, le Kazan, est une version améliorée du Severodvinsk présentée comme Yasen M (Projet 885 M). Le bâtiment a été mis sur cale au mois de juillet 2009 avec pour objectif une admission au service actif en 2015. Toutefois, Sevmash a d'ores et déjà annoncé que le bâtiment serait livré en 2017. Une troisième unité, le Novossibirsk, a été mise sur cale cet été. La marine russe a prévu de mettre en oeuvre jusqu'à 8 unités du Projet 885 et dérivé à l'horizon 2020, un objectif qui semble aujourd'hui très compromis.

 

Le K-329 Severodvinsk doit être affecté à la flotte du Nord, mais les infrastructures censées l'accueillir ne sont également à ce jour pas prêtes.

 

Sources : RIA Novosti, Flotprom, OSK, Russian Defense.net.

 

Pour aller plus loin :

La modernisation des forces sous-marines russes

Zvezdotchka modernisera les SSN du Projet 971

Journée du sous-marinier en Russie

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense
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Mardi 8 octobre 2013 2 08 /10 /Oct /2013 15:40

La mise en oeuvre du programme de modernisation des forces navales russes pour la période 2011-2020 se poursuit. Voici un récapitulatif des projets en cours de développement pour la composante sous-marine. Un prochain article traitera des forces de surface.

 

Sous-marins nucléaires

 

SNLE du Projet 955 Boreï et Projet 955A Boreï A :

 

La ministère de la Défense russe a prévu de disposer de 8 SNLE de type Boreï en 2020 qui seront affectés aux flottes du Nord et du Pacifique.Ces SNLE doivent constituer la future épine dorsale de la force de dissuasion nucléaire océanique russe en remplacement des sous-marins de type Delta III et Delta IV. Ils seront dotés du missile balistique intercontinentale Boulava (SS-NX-32, version navalisée du SS-27 Topol-M). Les Boreï doivent disposer de capacités anti-aériennes (le type de missile n'a pas encore été annoncé) et de capacités anti-surface (très probablement des missiles Klub-S).

L'unité tête de série, le K-535 Iouri Dolgorouki (Projet 955), a été remise à la marine au mois de janvier 2013 par Sevmash (Severodvinsk). Le submersible est arrivé au début du mois de septembre dernier à la base de Gadzhievo (flotte du Nord) où il a été rattaché à la 31e diviziya des sous-marins. Sa disponibilité opérationnelle est prévue pour le premier trimestre 2014. La seconde unité, le K-550 Alexandre Nevski (Projet 955), est censé être admis au service actif le 15 novembre prochain. Toutefois, l'échec du tir d'essai du missile Boulava le 6 septembre dernier à partir de ce même bâtiment a eu pour conséquence l'arrêt des essais officiels du K-550. Aussi, son admission au service actif au mois de novembre paraît compromise d'autant plus que le K-535 comme le K-550 ne disposeraient pas des missiles qu'ils doivent embarquer. Le lot de Boulava a en effet été retourné au fabricant suite à l'échec du tir d'essai le 6 septembre. La seconde unité de série, le K-551 Vladimir Monomakh (Projet 955), a été mise à l'eau en janvier 2013. Le K-551 a entamé ses premiers essais en mer au début du mois de septembre 2013, et est retourné à sa base le 7 octobre dernier : les essais ont manifestement était réalisés avec succès après 25 jours passés en mer. Son admission au service actif ne devrait pas avoir lieu avant 2014 (malgré un l'objectif affiché au départ d'une ASA d'ici fin 2013) et Sevmash a annoncé que les tests (usines et officiels) doivent être poursuivis jusqu'à la fin de l'année. La construction de la quatrième unité, le Kniaz Vladimir (Projet 955A) se poursuit avec une mise à l'eau prévue pour 2017. Deux autres unités du Projet 955A devraient être mises sur cale d'ici la fin 2013 : le Alexandre Souvorov et le Mikhaïl Koutouzov, et leur mise à l'eau est prévue respectivement pour 2018 et 2019. Etant donné le rythme moyen de construction des trois premières unités (environ 8 années, entre la mise sur cale et la mise à l'eau), l'objectif de disposer de 8 unités opérationnelles en 2020 semble difficilement réalisable; 2023 paraît plus réaliste. Il convient toutefois de noter que le retard accumulé dans la construction de ces unités "laisse autant de temps" pour résoudre les problèmes liés au missile Boulava.

 

SSGN du Projet 885 Yasen et Projet 885.1 Yasen 1 :

 

Ce programme de submersible de quatrième génération doit mettre en oeuvre les types de missions réalisées par les sous-marins des projets 945, 949 et 971. L'objectif annoncé est celui de 7 à 8 unités opérationnelles en 2020. Les Yasen doivent être dotés de missiles anti-navires SS-N-27 (Klub-S), de missiles SS-N-30 Kalibr pour les cibles à terre et de SS-N-15 pour la lutte anti-aérienne (ces derniers missiles sont tirés à partir des tubes lance-torpilles). Un tir d'essai de missile Kalibr a été réalisé en mer Blanche au mois de novembre 2012. Le type de réacteur nucléaire qui équipe les Yasen a été décrit comme appartenant à un nouveau type avec un coeur disposant d'une durée de vie de 25 ans. Ce programme de submersibles paraît toutefois très compromis en terme de délai de livraison.

La première unité, le K-329 Severodvinsk, a été mise à l'eau en 2010, et son ASA était prévue d'ici la fin de l'année 2013. Toutefois, suite aux essais officiels réalisés en mer cet été, la livraison du submersible semble repoussée dans le meilleur des cas au printemps 2014. Le K-329 devrait reprendre son cycle d'essais officiels en novembre-décembre. Il semblerait que les essais aient révélé des problèmes au niveau des arbres porte-hélices et du système d'armement (missile de croisière Kalibr). Depuis 2011, le Severodvinsk a réalisé près de 14  sorties en mer pour des essais. Par ailleurs, les infrastructures censées accueillir le submersible au sein de la flotte du Nord ne sont pas encore prêtes. La seconde unité, le K-561 (?) Kazan (Projet 885.1), devait être admise au service actif en 2015, mais Sevmash a d'ores et déjà repoussé la livraison à 2017. Enfin, la troisième unité, le K-573 Novossibirsk a été mis sur cale par Sevmash le 26 juillet dernier : sa livraison est prévue pour 2017. Compte tenu des difficultés rencontrées par ce projet, l'objectif de 8, ou même 7, unités opérationnelles en 2020 est pratiquement irréalisable. Si l'on admet que le Kazan sera livré en 2017, Sevmash aura mis huit années à construire ce submersible. Si l'on admet également que Sevmash procède à une mise sur cale par an jusqu'à atteindre l'objectif de 7 unités, alors le dernier sous-marin de type Yasen 1 devrait être livré en 2025.

 

Sous-marins classiques

 

SSK du Projet 677 Lada :

 

Les sous-marins d'attaque du Projet 677 doivent être équipés de missiles SS-N-27 pour la lutte anti-surface et de SS-N-30 pour traiter les cibles terrestres. La version export de ces submersibles est le Amour-1650. L'objectif annoncé est celui de 8 unités construites d'ici 2020 avec des affectations dans la flotte du Nord et de la Baltique. Il a même été question à un moment d'affecter une ou deux de ces unités en mer Noire. Toutefois, ce projet rencontre d'importantes difficultés liées à son système de propulsion.

La première unité, le B-585 Saint-Pétersbourg, a été mise à l'eau en 2004 par le chantier naval de l'Amirauté (Saint-Pétersbourg), admise au sein de la marine en 2010, mais poursuit toujours ses essais. La construction de la seconde unité, le B-586 Cronstadt, qui avait été suspendue en 2012, a été reprise en avril 2013. Cette unité pourrait recevoir une batterie lithium-ion. Les premiers essais en mer pourraient intervenir dès 2015 et sa livraison est prévue pour 2016. La livraison de ces deux premiers bâtiments est attendue d'ici 2017, et ils devraient être tous les deux affectés à la flotte du Nord. La troisième unité, le B-587 Sébastopol, a été mise sur cale en 2006, et pourrait recevoir une propulsion anaérobie. Ses essais en mer pourraient intervenir en 2017. Etant donné là également le rythme de construction, l'objectif de 8 unités opérationnelles en 2020 semble impossible à atteindre si le projet est poursuivi. Si le B-586 et le B-587 sont mis à l'eau respectivement en 2015 et 2017, leur construction aura duré près de 10 années. En cas de renoncement à la poursuite du projet, la marine disposera de trois sous-marins du même projet, mais relativement différents, ce qui compliquera leur maintenance.

 

SSK du Projet 636.3 Kilo :

 

Il s'agit de la version améliorée du Projet 636 elle-même dérivé de la classe Paltus soviétique (Projet 877). La marine russe a prévu de disposer de 6 unités de ce type à l'horizon 2020, toutes affectées à la flotte de la mer Noire.Ces unités doivent notamment être dotées du missile anti-navires SS-N-27.

La première unité, le B-261 Novorossisk a été mise sur cale en 2010 au chantier naval de l'Amirauté et sa mise à l'eau devait intervenir d'ici la fin de l'année 2013, mais elle a récemment été repoussée à 2014. Deux autres unités sont cours de construction :  le B-237 Rostov-sur-le-Don (mis sur cale en novembre 2011) et le Stariy Oskol (mis sur cale en août 2012). Leur ASA devrait intervenir d'ici 2017. Une quatrième unité devrait être mise sur cale d'ici la fin 2013, toutefois la retard dans la livraison du B-261 de même que la nécéssité d'honorer les commandes à l'export (Vietnam) vont probablement obliger le chantier naval de l'Amirauté à repousser cette mise en chantier. Néanmoins, et malgré l'encombrement des cales, ce projet de construction de submersibles demeure le plus réalisable de tous ceux entrepris à ce jour pour la marine russe. Il repose sur des technologies éprouvées dérivées du Projet 877 soviétique et bénéficie de l'expérience accumulée pour les commandes à l'exort (Algérie, Inde, Chine...). Etant donné le rythme de construction, les 6 unités devraient être livrées d'ici 2020.

 

Modernisations de projets existants :


Les derniers mois ont été ponctuées par des annonces relatives à des projets de modernisations de submersibles de 3e génération. Ces annonces mettent en lumière la nécéssité pour la marine russe de se préparer face au risque de vide capacitaire causé par les retards accumulés dans la construction des submersibles de 4e génération (Projets 955 et 885). En outre, ils illustrent la trop grande tendance de l'industrie navale russe à se reposer sur la rente technique soviétique et les difficultés à innover et mettre en oeuvre de projets de nouvelle génération. D'ici 2020, il est prévu de moderniser 12 (14?) unités parmis les projets 945, 949 et 971.

 

SNLE du Projet 667 BDR et Projet 667 BDRM :

 

Il s'agit aujourd'hui de l'épine dorsale de la composante sous-marine de la dissuasion nucléaire russe. La marine dispose de 3 unités du Projet 667 BDR (Delta III) et de 6 unités du Projet 667 BDRM (Delta IV). Un tir d'essai d'un missile Sineva depuis le K-114 Tula a été réalisé avec succès le 11 octobre 2008. Ces submersibles mettent en oeuvre les missiles SS-N-23 Sineva dont 4 Delta IV sont dotés à ce jour (16 missiles par unité). Toutefois, il est prévu que ces sous-marins mettent en oeuvre une version améliorée de ce missile : le R-29RMU2 Layner. La dotation des Delta III en Sineva a été manifestement suspendue. La principale différence réside dans le nombre de têtes embarquées qui est plus élevé dans le cas du Layner (jusqu'à 10 têtes). Cette amélioration devrait permettre aux forces sous-marines stratégiques d'attendre la mise en service des Boreï et du Boulava.

 

SSN du Projet 971 :

 

Six unités du Projet 971M doivent être modernisées d'ici 2020. Le chantier naval Zvezdotchka (Severodvinsk) devrait procéder à la modernisation des SSN du Projet 971 et les faire passer de la "génération 3" à la "génération 3+" (Projet 971M). Il s'agit de parer à un vide capacitaire résultant des retards accumlés par la construction des submersibles de quatrième génération du Projet 885. Six unités sont en service dans la flotte du Nord et 7 dans la flotte du Pacifique avec différents degrés de disponibilité opérationnelle. Le K-328 Léopard, qui est arrivé à Zvezdotchka en juin 2011, a entamé sa modernisation en mai 2012, et devrait être remis à la marine fin 2014 : il mettra alors en oeuvre des missiles Kalibr. Le K-461 Volk fera également l'objet d'une modernisation. Zvezdoctchka sera également en charge de la modernisation des K-295 Samara et K-391 Bratsk (flotte du Pacifique). Cette décision est intervenue suite à  l'incapacité des infrastructures situées en Extrême-Orient à mettre en oeuvre l'entretien et la modernisation des submersibles.

 

SSGN du Projet 949A :


La marine a prévu de moderniser 4 unités d'ici 2020 afin qu'elles puissent mettre en oeuvre le missile Kalibr à la place des SS-N-19 actuellement en dotation. Il est par ailleurs prévu de terminer le K-329 Belgorod. Ce dernier sous-marin doit cependant servir à des opérations spéciales.

 

SSN du Projet 945 et 945A :

 

La marine russe a annoncé qu'elle entendait moderniser des submersibles du Projet 945 Barrakuda et du Projet 945A Kondor. Cette modernisation doit également servir à pallier au vide capacitaire créer par le retard dans la mise en service des Yasen. Les K-329 Karp et le K-276 Kostroma (Projet 945) ainsi que les K-534 Nijni-Novgorod et K-336 Pskov, tous affectés à la flotte du Nord (7e diviziya des sous-marins, Vidyaevo) sont concernés. Le Karp est attente d'IPER à Zvezdotchka depuis 1994 tandis que le Pskov est au centre Nerpa. Les travaux de modernisation de Karp pourraient durer jusqu'à 2016-2017, après quoi Zvezdocthka entamera la mise à niveau du K-276. L'objectif affiché est de mettre ces submersibles au niveau technique des Yasen, en les dotant notamment de missiles Kalibr à la place des SS-N-21 actuellement en dotation.

 

Sources : IHS Jane's Fighting Ships 2013-2014; Flotprom; Armstrade; Soumarsov; Russian ships.info; Sevmash; vpk-name; veille stratégique de l'auteur.

 

Pour aller plus loin :

Zvezdotchka modernisera les SSN du Projet 971

Les sous-marins nucléaires de type Barrakuda et Kondor transformés en Yasen

Journée du sous-marinier en Russie

 

Par Khan - Publié dans : Sous-marins - Communauté : Défense et Géopolitique
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Vendredi 6 septembre 2013 5 06 /09 /Sep /2013 16:50

Les représentants des pays du G20 se rencontrent actuellement Saint-Pétersbourg, et le dossier syrien occupe une place importante au sein de leurs échanges. Tandis que les Américains et les Français semblent s'acheminer vers une intervention armée en Syrie, la Russie renouvelle son dispositif naval en Méditerranée orientale.

 

L'accroissement de l'activité navale russe constatée ces dernières semaines en Méditerranée orientale ne constitue pas en soi une rupture dans la présence de la Russie dans les eaux méditerranéennes. Cette activité s'inscrit, rappellons-le, dans un mouvement global de réinvestissement  de la scène géopolitique méditerranéenne au sens large (Moyen-orient inclu) par Moscou. La crise syrienne sert de catalyseur à cette réappropriation par le Kremlin d'un espace seulement délaissé au cours de la décennie 1990, mais qui a fait l'objet d'une attention particulière de la part de la Russie depuis maintenant plus de deux siècles. D'ailleurs, rappellons que Moscou a tenu ses plus importantes manoeuvres navales jamais réalisées depuis la chute de l'URSS en janvier dernier dans le bassin oriental de la Méditerranée.

 

Depuis quelques semaines maintenant, Paris et Washington semble s'acheminer vers la mise en oeuvre d'une intervention militaire "limitée" en Syrie, notamment afin de répondre à l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien. L'utilisation avérée ainsi que l'ampleur de la supposée utilisation font encore l'objet de vifs débats en France et aux Etats-Unis, ainsi qu'à Saint-Pétersbourg. Aux diverses déclarations d'officiels français et américains se sont ajoutés ces derniers jours les déploiements d'un destroyer supplémentaire de l'US Navy et de la frégate anti-aérienne française Chevalier Paul en Méditerranée orientale.

De son côté, la Russie a également annoncé le renouvellement de son dispositif naval dans la région. Voici les navires russes qui croisent actuellement dans les eaux méditerranéennes ou qui font route vers le bassin oriental :

  • Le grand navire de débarquement Amiral Nevelskoy (Projet 775/II, flotte du Pacifique), annoncé comme devant quitter prochainement le thêatre méditerranéen
  • Le grand navire de lutte ASM Amiral Panteleiev (Projet 1155, flotte du Pacifique), a franchi les Détroits turcs le 1er septembre, récemment en Méditerranée
  • Le grand navire de débarquement Minsk (Projet 775/II, flotte de la Baltique), a franchi les Détroits turcs le 5 septembre, récemment arrivé en Méditerranée
  • Le grand navire de débarquement Peresvet (Projet 775/III, flotte du Pacifique), annoncé comme devant  prochainement quitter le théâtre méditerranéen
  • Le grand navire de débarquement Azov (Projet 775/III, flotte de la mer Noire), a franchi les Détroits turcs le 20 août dernier, récemment arrivé en Méditerranée
  • Le grand navire de débarquement Nikolaï Filchenkov (Projet 1171, flotte de la mer Noire), en escale à Novorossisk demain avant de mettre le cap sur la Méditerranée orientale
  • Le grand navire de débarquement Novotcherkassk (Projet 775/II, flotte de la mer Noire), a franchi les Détroits turcs le 5 septembre dernier, récemment arrivé en Méditerranée
  • La frégate Neustrachimy (Projet 11540, flotte de la Baltique), annoncée comme devant prochainement quitter la Méditerranée
  • Le navire de renseignement Priazovie (flotte de la mer Noire), a franchi les Détroits turcs le 5 septembre dernier, récemment arrivé en Méditerranée

Par ailleurs, le grand navire de lutte ASM Smetlivy (Projet 61, flotte de la mer Noire), doit quitter son port d'attache de Sébastopol (Crimée) le 12 septembre prochain (au plus tard le 14) et mettre le cap sur la Méditerranée orientale.

Le croiseur lance-missiles Moskva (Projet 1164), navire amiral de la flotte de la mer Noire, est attendu dans la région le 17 septembre. Il se trouve actuellement dans l'Atlantique, sur le chemin du retour d'une tournée réalisée à Cuba, au Vénézuela et au Nicaragua.

Enfin, les vedettes lance-missiles Chtil (Projet 12341, flotte de la mer Noire) et Ivanovets (Projet 12411, flotte de la mer Noire) doivent également rejoindre l'escadre russe au large de la Syrie le 29 septembre prochain.

 

L'escadre russe comprend donc des bâtiments issus de trois flottes, celles de la Baltique, de la mer Noire et du Pacifique. Il se pourrait que croise également un submersible, probablement issu de la flotte du Nord.

 

Sources : RusNavy, Ria Novosti, Turkish Navy.net

 

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La présence navale russe en Syrie.

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Jeudi 1 août 2013 4 01 /08 /Août /2013 21:03

La signature du contrat portant sur la modernisation du croiseur nucléaire lance-missiles Amiral Nakhimov est intervenue le 13 juin dernier entre le chantier naval Sevmash (Severodvinsk) et le ministère russe de la Défense. Depuis, les travaux ont débuté sur le bâtiment.

nahimov

Le ministère russe de la Défense et Sevmash se sont entendus sur la réparation et la modernisation du croiseur nucléaire lance-missiles Amiral Nakhimov (Projet 1144 Orlan) pour un montant de 50 milliards de roubles (€1,1 milliard), et ont signé la contrat correspondant le 13 juin dernier. Selon le document, il est prévu que le bâtiment refitté soit livré à la marine russe en 2018.

 

Les croiseurs nucléaires lance-missiles du Projet 1144 constituent les plus imposants navires de surface de leur catégorie, et ne disposent d'aucun équivalent, ni dans les flottes otaniennes, ni dans les autres flottes du monde. Conçu par le bureau d'étude Severnoe (Saint-Pétersbourg), le Projet 1144 s'inscrivait dans la stratégie de sanctuarisation du territoire soviétique par le verrouillage de ses approches maritimes en cas de conflit avec l'Ouest. Les croiseurs du Projet 1144 devaient avant tout neutraliser les groupes de porte-avions de l'OTAN, et interdire toute forme d'approche du territoire de l'URSS en étant capable de traiter en même temps des cibles aériennes, des cibles en surface et des cibles sous-marines. Disposant d'un déplacement en surface de près de 26 000 tonnes à pleine charge, les croiseurs de type Orlan sont dotés d'une puissance de feu impressionnante :

  • 20 tubes lance-missiles mettant en oeuvre le missile anti-surface Granit (3K45 / SS-N-19 Shipwreck) pouvant emporter une charge conventionnelle ou nucléaire. Disposant d'une portée allant jusqu'à 550 km, ce missile peut atteindre Mach 2.5. 20 missiles embarqués.
  • Système de défense anti-missiles S-300F "Fort", version navalisée du S-300. 12 lanceurs, 96 missiles embarqués.
  • Système de défense anti-aérienne "Osa-M". 2 lanceurs, 40 missiles embarqués.
  • Système de défense anti-aérienne "Kinzhdal". 16 lanceurs, 128 missiles embarqués.
  • Système de lutte ASM "Metel".
  • Lance-roquettes ASM RBU-6000 "Smerch 2", 12 tubes.
  • Lance-roquettes ASM RBU-1000 "Smerch 3", 2X6 tubes.
  • 2 hélicoptères Ka-27 ou 3 hélicoptères Ka-25 pour la lutte ASM
  • ...

Quatre unités ont été produites par le chantier naval de la Baltique (Saint-Pétersbourg) et ont été mises en service entre 1980 et 1998. Une cinquième unité a bient été prévue, mais elle n'a jamais été mise sur cale. L'unité la plus récente est le croiseur Pierre le Grand (projet 1144.2), actuel navire amiral de la flotte du Nord. Le croiseur Amiral Nakhimov (Projet 1144.2), qui est la troisième unité, a été admis au service actif en 1988 avant de rentrer à Sevmash en août 1999 pour y subir des réparations. Toutefois, le navire n'a plus quitté le chantier depuis cette date. En 2008, le rechargement de son réacteur nucléaire aurait bien débuté, et en mai 2010, l'Etat russe aurait débloqué des fonds pour la modernisation des installations électriques et le remplacement des missiles Granit.

Le croiseur Amiral Ouchakov a pour sa part été retiré du service en 2004 et le croiseur Amiral Lazarev a été placé en réserve dans la flotte du Pacifique. Toutefois, cette dernière unité est en bien trop mauvaise état, et sa modernisation coûterait certainement plus que 50 milliards de roubles. La modernisation du croiseur Amiral Nakhimov s'inscrit dans le contexte de la "vague de modernisation" de bâtiments ex soviétiques décidée en 2013 : grand navires de lutte ASM du Projet 1155, SSN du Projet 971 de même que le probable futur refittage du croiseur Ukraine (Projet 1164).

 

D'après Sevmash, ce sont près de 70% des équipements du croiseur qui doivent être démontés et remplacés. Le chantier naval, très sollicité à la fois pour les constructions des nouveaux SNLE (Projet 955) et SSGN (Projet 885), mais également pour des travaux de refittage sur le futur PA indien INS Vikramaditya, est toutefois parvenus à entamer le chantier du croiseur. Et les travaux sur les bâtiments devraient permettre... de financer le refittage de l'Amiral Nakhimov, même de façon modeste. A en croire Izvestia qui se réfère à Sevmash, ce sont 878 tonnes de métaux précieux qui ont été retirés du navire, dont 53 tonnes d'alliages d'aluminium, 66 tonnes d'aciers inoxidable, 115 tonnes d'alliages de cuivre et 644 tonnes de métaux ferreux. Le chantier naval escompte retirer près de 20 millions de roubles (€458 000) de la revente de ces métaux qui auront auparavant été fondus. Aluminium, cuivre, laiton et bronze devraient en effet représenter 25% des métaux à recylcer.

Toutefois, selon certains experts, la modernisation d'un tel bâtiment risque de s'avérer compliquée et Sevmash doit se préparer à relever les défis posés par un navire de conception soviétique pour lequel il n'était guère prévu de mise à niveau. En 2018, lorsque le croiseur Amiral Nakhimov modernisé doit être remis à la marine russe, il devrait être classé comme croiseur nucléaire d'attaque polyvalent. Il pourrait alors être équipé de systèmes de défense anti-aérienne Pantsir S-1 navalisé et de systèmes de défense anti-missiles S-400 (voire S-500?). Le bâtiment pourrait enfin être équipé de 10 UKSK (multipurpose ship firing system) qui est l'équivalent russe des VLS occidentaux (Mk-41 américain par exemple). Le UKSK (УКСК en russe pour Универсальный корабельный стельбовой комплекс) doit notamment équiper les frégates du Projet 22350. Voici ce que pourrait donner l'Amiral Nakhimov en terme d'équipements  une fois sa modernisation achevée:

 

Modernisation-Projet-1144.jpg

Source : alternathistory.org.ua

 

Traduction des systèmes:

1) Système de défense anti-missiles "Polyment-Redut" (S-400/S-500).

2) Système de défense anti-missiles "Morphée" (courte portée).

3) Système artillerie A190.

4) Système Puma 02.

5) Canon de défense anti-aérienne AK-630.

6) Système de défense anti-torpilles "Paket-NK".

7) Radar pour le système "Morphée".

8) Radar pour le système "Polyment".

9) Radar "Fregat M2EM" pour le système "Polyment".

10) 30X8 UKSK.

 

Toutefois, ce projet de modernisation est-il raisonnable? Pour la même somme de €1,1 milliard, la marine russe autait pu commander 2 frégates modernes du Projet 22350 ou 3 frégates modernes du Projet 11356. Les missions remplies par le croiseur nucléaire d'attaque polyvalent sont différentes de celles remplies par des frégates, et l'investissement consenti pour le refittage de l'Amiral Nalhimov illustre les ambitions hauturières de la Russie. Un tel bâtiment devrait par ailleurs faire partie du futur groupe aéronavale russe dont la mise en service pourrait intervenir au cours des années 2020.

 

Source : Izvestia ; site de Sevmash ; Vzgliad ; Russianships.info.

 

Pour aller plus loin:

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Une nouvelle maquette du futur porte-avions russe présentée à Saint-Pétersbourg

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Mardi 30 juillet 2013 2 30 /07 /Juil /2013 16:25

Le vice premier ministre russe Dmitri Rogozine a été nommé par le premier ministre Dmitri Medvedev responsable du programme national de développement du secteur des constructions navales pour la période 2013-2030.

Rogozine.jpg

La nomination de Dmitri Rogozine en tant que "curateur" du programme de développement des constructions navales russes est intervenue officiellement hier. Pour rappel, ce vaste programme de développement et de modernisation du secteur des constructions navales s'étend sur la période 2013-2030 et relève de la responsabilité du ministère russe de l'industrie et du commerce. Ce programme entend relever les défis posés par la déliquescence du secteur depuis la chute de l'URSS, aussi bien dans le domaine des constructions civiles, que dans celui des constructions militaires. Le projet de stratégie 2030 prévoit en outre le développement des infrastructures portuaires russes et la rénovation du vaste réseau fluvial du pays (100 000 km de voies de navigation intérieure, près de cent ports fluviaux).

 

A l'occasion de sa nomination, Dmitri Rogozine s'est livrée à un certain nombre de déclarations concernant la modernisation de la marine de guerre russe actuellement en cours de réalisation à travers la mise en oeuvre du programme d'armement 2011-2020.

Ainsi, à l'avenir, la construction de nouvelles unités fera l'objet d'un contrat unique qui intégrera dès sa signature l'armement devant équiper le bâtiment concerné. Actuellement, le lancement de la construction d'un nouveau bâtiment se fait à travers une série d'appels d'offre portant sur la construction de sa coque, son armement, les sytèmes électroniques embarqués... Cette migration vers un format de contrat unique doit permettre d'éviter des situations dans lesquelles le navire est prêt, mais pas son équipement. Une telle situation s'est notamment présentée pour la corvette Soversheny (Projet 20380) mise en chantier en 2006 au chantier naval de l'Amour (Extrême-Orient) et qui attendait encore son sytème de défense anti-missiles Poliment-Redut au printemps 2013. Dmitri Rogozine a insisté sur la nécessité d'établir un contrat unique qui intégre la construction du bâtiment, son système de propulsion, son armement et son équipement électronique dès le départ.

Les unités construites dans le cadre du prochain programme d'armement, qui s'étendra sur la période 2016-2025, devraient être produites selon le principes de modularité dans les constructions navales, ce qui devrait contribuer à simplifier et accélerer la production des corvettes, des frégates et des futurs destroyers.

Le président Vladimir Poutine a par ailleurs demandé à Dmitri Rogozine de planifier le développement des constructions navales pour les 30 prochaines années, et non plus pour une période 10 ans, comme c'est actuellement le cas. La planification sur le plus long terme devrait permettre , selon le vice premier ministre russe, de réaliser des économies.

Dmitri Rogozine a également évoqué la question de la nécessité pour la Russie de se doter d'un nouveau porte-avions (PA). Selon lui, la réponse à cette question est avant tout géopolitique et elle sera tranchée au plus haut niveau du commandement. La décision de lancer ou non un nouveau PA n'a donc toujours pas été prise, mais le président russe doit apporter une réponse à cette question dans le cadre du plan 2016-2025.

De plus, les défaillances techniques qui ont pu être constatées dans la production en série des nouveaux projets ont été imputées par Dmitri Rogozine au système d'admission au service actif mis en place par l'ancien ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov. Le vice premier ministre russe a également évoqué la responsabilité des équipementiers plus que celle des industriels.

Enfin, OSK (consortium des constructions navales russes) doit mettre au point sa stratégie de développement d'ici la fin septembre 2013.

 

Sources: Itar-tass; site officiel du premier ministre russe; korabel.ru

 

Pour aller plus loin:

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Vendredi 5 juillet 2013 5 05 /07 /Juil /2013 16:55

Le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, a visité le salon naval international de Saint-Pétersbourg. Au cours de sa visite, il lui a notamment été présenté une maquette du futur porte-avions russe.

 

Dans le cadre de l'effort de modernisation et de réarmement de sa flotte, la Russie entend ne pas négliger les capacités hauturières. Si la phase d'étude et de conception d'un destroyer de nouvel génération a été confiée au bureau d'étude pétersbourgeois Severnoe avec pour objectif la mise sur cale de la première unité en 2016, Moscou souhaite aussi développer un nouveau porte-avions. C'est le bureau d'étude Krylov (Saint-Pétersbourg) qui a été chargé de mener les travaux d'avant-projet, et une maquette a été présentée au salon naval international qui se déroule actuellement dans la capitale maritime russe. Voici quelques images (source Flotprom) :

PA-rus-2013.JPG

PA-rus-2013-1.JPG

 

On notera l'existence de deux îlots, et une nette évolution du design par rapport à la maquette présentée en novembre 2012, et qui semblait s'inspirer de l'ex porte-avions soviétique Oulianovsk (Projet 1143.7), à propulsion nucléaire et jamais achevé :

 

PA russe

Source : revue russe Voenno Promichleny Kourrier, n° 40/457, 10 octobre 2012


Certaines caractéristiques du bâtiment ont également été dévoilées. Ainsi, le coût du porte-avions s'élèverait à 80 milliards de roubles (€1,9 milliard). Contrairement à certaines informations qui avait été données auparavant, le navire serait à propulsion classique, et pourrait atteindre une vitesse de 30 noeuds pour un déplacement de 80 000 tonnes (60 000 tonnes pour l'unique porte-avions russe actuellement en service, l'Amiral Kouznetsov, Projet 1143.5). Pour rappel, Roman Trotsenko, l'ancien directeur d'OSK (consortium des constructions navales russes), avait indiqué en 2011 que le futur porte-avions bénéficierait très probablement d'une propulsion nucléaire. Si le choix de la propulsion classique venait à être confirmé, elle signifierait que le projet pourrait être réalisé dans de meilleurs délais, mais supposerait aussi que la Russie développe également des capacités de soutien logistique plus importantes, notamment pour le ravitaillement. Pour les capacités aériennes, le future PA russe serait équipé de deux tremplins, avec quatre catapultes, et mettrait en oeuvre 40 appareils, dont la version navalisée du futur avion de combat nouvelle génération Su T-50 (PAK FA), développé avec l'Inde, et des MiG-29K.

 

Aucune communication ne semble avoir été faite cependant sur le calendrier, ni sur le chantier naval en charge de la construction. Pour les capacités de construction, à ce jour, seul Sevmash (Severodvinsk) et le chantier de la Baltique (Saint-Pétersbourg) disposent des installations pour construire des bâtiments d'un déplacement allant jusqu'à 100 000 tonnes (et disposant d'une propulsion nucléaire). En revanche, on sait déjà que le nouveau polygone d'entrainement des pilotes de l'aéronavale construit près de Ieïsk (kraï de Krasnodar) serait opérationnel dès cet automne. Il s'agit pour la Russie de remplacer le simulateur soviétique existant en Crimée (NITKA) par des nouvelles installations situées sur le territoire russe. Ce simulateur au sol est actuellement utilisé ponctuellement dans le cadre d'un accord russo-ukrainien par les pilotes russes de la flotte du Nord qui opèrent depuis le Kouznetsov à bord de Su-33.

Cependant, aucun financement portant sur la construction du porte-avions ne semble avoir été budgeté dans le programme de réarmement naval 2011-2020. Sa mise en chantier devrait donc débuter après 2020, et à l'horizon 2025-2030, la Russie prévoit de disposer de deux groupes aéronavals complets (incluant les destroyers de nouvelle génération, les frégates hauturières du Projet 22350, et les submersibles nucléaires polyvalents du Projet 885 Yasen et dérivé).

 

Sources :  Flotprom, RIA Novosti, Russian defense.net, veille stratégique de l'auteur

 

Pour aller plus loin :

OSK opposé à l'achat de navires de combat à l'étranger

Futur destroyer russe : plusieurs pistes, un projet.

Le commandant en chef de la Marine russe évoque le futur porte-avions

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Mardi 2 juillet 2013 2 02 /07 /Juil /2013 20:03

Alors que l'édition 2013 du salon naval international de Saint-Pétersbourg (IMDS) approche, le directeur en charge des commandes d'Etat chez OSK (consortium des constructions navales russes) a critiqué l'achat par la Russie de navires de combat à l'étranger. Une opinion qui reflète une ligne de partage dans le monde militaro-industriel russe.

 

"Je suis intimement convaincu que notre pays ne doit pas acheter de navires de combat à l'étranger. Si toutefois il en achète, alors cela doit rester exceptionnel et reposer sur un besoin exprimé communément par le Ministère de la Défense et la marine, parce que nous savons et devons construire des navires par nous même". C'est en ces termes que le directeur du départment des commandes d'Etat chez OSK s'est exprimé à Saint-Pétersbourg, à quelques heures de l'ouverture de l'IMDS 2013. Les déclarations d'Anatoli Chlemov reflètent plus généralement une opinion assez répandue au sein du complexe militaro-industriel russe, et qui s'est faite notamment jour lorsque Moscou a opté pour la commande de BPC auprès de la France.

Selon M. Chlemov, la sécurité nationale, la nécéssité de développer et soutenir l'industrie russe et enfin, la conservation des perspectives de coopération militaro-technique justifient de produire les navires de combat en Russie. Il n'a toutefois pas écarté la possibilité de se fournir à l'étranger pour l'achat ponctuel de systèmes devant équiper les navires.

 

Le salon IMDS de Saint-Pétersbourg, une tribune pour les exportations navales russes

 

Le salon IMDS-2013 s'ouvre demain à Saint-Pétersbourg et durera jusqu'au 7 juillet. Près de 29 pays participent au salon, et OSK doit y tenir des discussions avec plus de 40 délégations étrangères. Le consortium des constructions navales russes entend placer des bâtiments tels que les submersibles classiques de type Amour-1650 et Amour-950, les frégates du Projet 22356 (version export de la frégate du Projet 22350), ainsi que des corvettes lance-missiles. La Russie a d'ailleurs livré à l'Inde hier, 1er juillet, la frégate Trikand, troisième unité du Projet 11356 appartenant au second lot de frégates indiennes. Il s'agissait de démontrer à quelques heures de l'ouverture de l'IMDS que la Russie a la capacité à livrer en temps et en heure les commandes passées par des clients étrangers. Une capacité qui possède cependant des limites exprimées par les retards accumulés par le chantier naval Sevmash dans la modernisation et la mise à niveau du porte-avions indien INS Vikramaditya (ex Amiral Gorshkov, Projet 11434). Même si les exportations de matériels militaires navals ne représentent en valeur que 18% de l'ensemble des exportations d'armements russes, il n'en demeure pas moins qu'elles sont vitales pour un secteur qui éprouve encore aujourd'hui des difficultés à surmonter la crise née des sous-investissments des années 1990. La Russie, qui se conçoit comme une puissance navale, renoue depuis quelques années avec des ambitions maritimes illustrées par le programme de réarmement naval 2012-2020, et le programme de modernisation des chantiers navals russes qui s'étend sur 2013-2030.

Emblème de la puissance naval, le porte-avions constitue la prochaine étape des ambitions maritimes de la Russie, et dans ce domaine, OSK a fait savoir que l'industrie navale russe était prête à relever le défi. "Le complexe militaro-industriel et le Ministère de la Défense travaillent ensemble sur le prochain programme d'armement d'Etat qui s'étendra sur la période 2016-2025" a ainsi déclaré Anatoli Chlemov. Ce programme doit notamment intégrer la construction du nouveau porte-avions russes dont les travaux d'avant projet sont déjà avancés.

 

Toutefois, la production navale russe reste entravée par une série de freins qui compromettent au mieux le calendrier, sinon la réalisation de certains programmes. Les capacités de productions limitées et hautement sollicitées par les commandes à l'export retardent le lancement ou l'achèvement de projets. L'entretien des bâtiments constitue également un problème, en particulier en mer Noire, où les capacités russes sont quasi inexistantes. Vladimir Poutine a eu beau interdire de sous-traiter l'entretien de bâtiments à des chantiers navals étrangers, un navire russe a encore récemment mis le cap sur la Bulgarie pour y subir des réparations. La tendance à la concentration, qui caractérise l'indutrie navale russe, ne devrait pas arranger la situation sur le court terme. Toutefois, l'émergence de pôles de constructions navales avec l'activation de nouvelles capacités en mer Noire et la réactivation de capacités en Extrême-Orient devrait, sur le long terme, porter ses fruits. Par ailleurs, le financement reste un problème malgré les efforts consentis en ce domaine par la Russie. Ainsi, le Ministère de la Défense et les industriels s'affrontent chaque année, à l'occasion des commandes d'Etat, sur les coûts de construction. Les écarts dans les évaluations des industriels et celles du Ministère de la Défense, sans parler de la "disparition" de sommes d'argent, sont responsables de retards dans les livraisons. Enfin, d'autres projets prennent du retard en raison de systèmes complexes qu'ils intègrent (submersibles classiques du Projet 677 par exemple, avec la propulsion anaérobie) ou des changements de spécifications multiples lors de la phase de construction (grands navires de débarquement du Projet 11711 Ivan Gren). L'expérience acquise par les ingénieurs russes dans le refittage de l'ex porte-avions soviétique Gorshkov sera mise à contribution pour la construction du prochain porte-avions russes. Toutefois, il n'existe à ce jour en Russie aucun chantier naval disposant des installations nécessaires pour mettre en oeuvre sa construction, surtout s'il s'agit d'un bâtiment à propulsion nucléaire.

En attendant, la flotte russe veillie, et les derniers mois ont été caractérisés par une vague d'annonces concernant la modernisation et l'augmentation de la durée de vie de bâtiments en service datant de l'époque soviétique (grands navires de lutte ASM, submersibles, croiseurs lance-missiles). Il s'agit pour Moscou d'éviter un vide capacitaire avant que n'entrent en service des navires de nouvelle génération.

 

Sources : site IMDS, RIA Novosti, Arm-Tass, i-Mash.

 

Pour aller plus loin:

La Russie va moderniser ses grands navires de lutte ASM

Les sous-marins nucléaires de type Barrakuda et Kondor transformés en Yasen

L'Etat-major de la marine russe mécontent des nouvelles corvettes furtives

 

 

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