A l'occasion du 105e anniversaire des forces sous-marines russes, le directeur adjoint de l'état major de la Marine , le Vice Amiral Oleg Burtsev, s'est prononcé au sujet de la question des îles Kouriles (Extrême-orient russe) qui alimente le différend russo-japonnais depuis 1945, empêchant le retour officiel à l'état de paix entre les deux Etat depuis 1945.

 

Les 4 îles réclamées par le Japon (Itoroup, Kunashir, Shikotan et Habomai, extrémité sud de la chaîne des Kouriles) sont "essentielles pour la Russie" a déclaré le responsable lors d'une interview accordée à la radio Echo Moskvy. "Premièrement, ces îles appartiennent à la Russie et donc, elles ne peuvent être remises au Japon" avant d'ajouter que d'un point de vue militaire, ces îles entourent des détroits qui sont libres de glace tout au long de l'année, et qui constituent donc une voie de navigation permanente vers l'océan Pacifique.

 

"Par ailleurs, plus nos systèmes de surveillance sont éloignés, plus nous disposons de temps pour une alerte avancée en cas de crise" a ajouté le Vice Amiral, avant de souligner les aspects économiques qui sont également liés à cette question puisque les eaux qui baignent les Kouriles sont poissonneuses.

 

Afin d'appuyer ses revendications territoriales, le Japon se réfère au traité d'amitié russo-japonnais de Shimoda (1855). La Russie insiste quant à elle sur le fait que les îles ont été annéxées en 1945 par l'URSS dans le contexte de la Seconde guerre mondiale. En tant qu'héritière légale de l'URSS, la Fédération de Russie  exerce donc sa souveraineté sur ces territoires.

 

Les tensions entre les deux Etats ont connu de nouveaux développements au cours des dernières semaines, peu avant que le Japon ne soit confronté à une catastrophe naturelle et un "grave accident" nucléaire. Ces tensions ont suivi la visite du Président russe Dmitri Medvedev sur les îles Kouriles au début du mois de novembre 2010. Suite à ce déplacement, que le Premier Ministre japonais Naoto Kan a qualifié d"'outrage inadmissible", les tensions entre Moscou et Tokyo ont été très vives, ce qui a notamment conduit les autorités russes à déclarer qu'elles allaient procéder à la modernisation des équipements des forces armées dont elles diposent dans la région (notamment la 18e division d'artillerie stationnée sur les Kouriles du sud). Moscou a par ailleurs annoncé que le premier SNLE de la classe Boreï, le Iouri Dolgorouki (Projet 955) devrait être affecté à la flotte du Pacifique, de même un des futurs BPC russes.

 

carte_kouriles_m.jpg Le différend territorial russo-japonnais.

 

Source: Navy.ru, RIA Novosti.

Tag(s) : #Flotte du Pacifique
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog