Bases navales

Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 19:53

L'arrivée des nouveaux SNLE de type Boreï nécessite la construction de nouvelles infrastructures dans la base navale de la Flotte du Pacifique située à Vilyuchinsk, au Kamtchatka.

 

Selon le quotidien russe Izvestia, le quai destiné à accueillir les nouveaux SNLE russes sera construit à Vilyuchinsk, une ville fermée du kraï du Kamtchatka (péninsule du Kamtchatka), qui abrite notamment les SNLE de la Flotte russe du Pacifique (voir photo ci-dessous). C'est justement à droite des quais existants, ceux qui accueillent actuellement les submersibles de type Antey, Shchuka, Paltus et Kalmar, que sera construite la jetée à laquelle viendront s'amarrer les nouveaux Boreï qui mettront en oeuvre la dissuasion nucléaire océanique russe grâce à leurs missiles Boulava. Le navire tête de série, le K-535 Iouri Dolgoroukiy, doit justement être admis en service actif au sein de la Flotte du Pacifique cet été. Un second quai sera établi sur la rive opposée de la baie de Tarinski, au point de chargement des missiles. Une central nucléaire flottante fournira par ailleurs de l'énergie aux navires ainsi qu'aux infrastructures côtières.

Vilyuchinsk.jpg

A droite le site d'amarrage des submersibles à côté duquel sera construit le quai destiné à accueillir les Boreïs. A gauche, le complexe de stockage des missiles nucléaires et le point de chargement des missiles dans les sous-marins. On y trouve également un démagnétiseur.


Les nouveaux quais ne différeront donc pas fondalement des "anciens" quais. Un quai spécial sera aménagé au point de chargement des missiles afin de protéger l'équipage et le navire du vent et de la mer lors des opérations de chargement et de déchargement des missiles. Actuellment, il n'existe aucune protection et la marine russe doit attendre parfois jusqu'à deux semaines avant qu'une météo favorable ne permettent de procéder à ce type de manoeuvre.

 

Afin que l'alimentation électrique des Boreïs à quai ne dépende pas du réseau électrique de Vilyuchinsk et de Petropavlovsk Kamtchatskiy (ville voisine), la central nucléaire flottante délivrera une énergie équivalente à 70 mégawatts. Toutefois, il n'est pas encore sûr que la station flottante soit opérationnelle avant l'arrivée du premier Boreï (probablement au cours de l'été 2012). Les chantiers de la Baltique (Saint-Pétersbourg) qui construisent actuellement la station ont indiqué que sa livraison devrait même plutôt intervenir d'ici la fin de l'année 2013. Toutefois, selon OSK (holding des constructions navles russes), la livraison de la centrale nucléaire flottante ne pourra pas avoir lieu d'ici la fin 2013 en raison de difficultés liées au financement du projet. Rosenergoatom a pour sa part annoncé 2014 comme période plus probable de livraison du complexe flottant.

 

Source : Izvetia ; Rusnavy.

 

Pour aller plus loin :

La livraison du navire de sauvetage Igor Belousov probablement retardée.

Le Ministère de la Défense russe commande les missiles Boulava

Accord entre OSK et l'Etat russe pour 6,7 milliards d'euros.

Par Khan - Publié dans : Bases navales - Communauté : Défense et Géopolitique
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 17:37

Le 17 septembre 2003, Vladimir Poutine, alors Président de la Fédération de Russie, signe un décret présidentiel sur la construction d'une nouvelle base navale pour la Flotte de la mer Noire à Novorossiïsk (kraï de Krasnodar, Sud de la Russie). Neuf ans plus tard, alors même que Moscou dispose encore de l'usage de la base navale de Sébastopol, les travaux se poursuivent avec un seul objetcif : livrer à la Marine russe une nouvelle base navale d'ici 2020.

 

Les travaux de construction de la nouvelle base navale ont débuté dès 2004, avec une première enveloppe de 12,3 milliards de roubles (soit un peu plus de €310 millions aujourd'hui) pour les 5 premières années. Mené sous la maîtrise d'ouvrage de l'agence fédérale pour les constructions spéciales (Федеральное Агенство Специального Стройстеьства), le chantiers devait à l'origine durer 10 ans.

 

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Novorossiïsk (en rouge) est situé à l'Est de Sébastopol (en violet), sur le littoral russe de la mer Noire. Image : Google Map. 

 

1/ Une nouvelle base navale ?

 

Plus que de la fondation d'une nouvelle base navale, il s'agit en fait de la requalification et de l'extension des installations navales déjà existantes.

En 1994, le district naval de Novorossiïsk est créé et, dès 1997, la Russie entame dans le port la construction d'infrastructures destinées à accueillir des éléments de la Flotte de la mer Noire. Il s'agit alors pour Moscou d'anticiper un probable retrait des ses navires de la base navale de Sébastopol (Crimée) après 2017, date à laquelle prend fin le bail signé en 1997 par le Kremlin avec Kiev pour l'usage des installations situées en Crimée pour sa Flotte de guerre en mer Noire. Les tensions entre la Russie et l'Ukraine s'accentuant après l'élection de Viktor Iouchtchenko en 2004, la nécéssité de disposer d'un port de guerre russe en mer Noire se fait encore plus forte, Kiev agitant même le spectre d'un retrait anticipé de la Flotte russe stationnée en Crimée avant 2017. En 2005, le Kremlin décide de créer deux nouvelles bases navales pour la Flotte de la mer Noire, et de faire du port de Novorossiïsk une base capable d'accueillir des navires de tout type de rang.  L'éléction de Viktor Ianoukovitch en 2010, et la signature à Kharkov d'un nouveau traité russo-ukrainien prolongeant la présence de la flotte russe en Crimée jusqu'en 2042, ont contribué à donner un peu plus de temps à Moscou pour penser un éventuel redéploiement de sa principale base navale en dehors de la Crimée.

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La base navale de Novorossiïsk en 2006 (photo Google Earth).

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Novorossiïsk en 2010 : on note l'avancée des travaux avec la construction de la grande plateforme. La structure noire au large fait partie de la future base. (Photo Google Earth).

Plus généralement, la construction d'une nouvelle base navale à Novorossiïsk s'inscrit au sein d'un programme fédéral intitulé "Création d'un système de bases navales pour la flotte de la mer Noire sur le territoire de la Fédération de Russie pour la période 2005-2020". Ce document prévoit également la construction de nouvelles infrastructures navales à Temryuk et à Ieïsk, au sud de Novorossiïsk, mais également dans d'autres villes du kraï de Krasnodar.

 

2/ Un chantier en plusieurs étapes.

 

Au moi de mai 2009, le Premier Ministre Vladimir Poutine chiffre le montant total du chantier de la nouvelle base navale à 92 milliards de roubles (plus de €2,3 milliards) pour la période 2005-2020. Les travaux, débutés en 2004, devaient s'achever dix ans plus tard, en 2014. Une première enveloppe de 12,3 milliards de roubles a été versée pour la période 2004-2009, toutefois, en 2010, le budget avait déjà connu un dépassement puisque le coût des investissements réalisés sur le chantier atteignaient alors 13,5 milliards de roubles (€341 millions). Au mois de mars 2010, le journal russe Vedomosti indique que le chantier a déjà pris du retard. La construction de la base navale doit alors se dérouler en 3 étapes :

  • La première tranche des travaux couvre la période 2004-2011. Les travaux réalisés ont coûté plus de 16 milliards de roubles (plus de €404 millions) et ont porté essentiellement sur des réalisations hydrotechniques, sur la constructions d'infrastructures terrestres (entrepôts, casernes...), la création de quais (Temryuk), de routes... Au début de l'été 2010, les nouvelles infrastructures construites sur les nouvelles emprises de la Marine à Novorossiïsk couvraient près de 8 hectares.

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Le chantier de la nouvelle base navale. Source : forum.sevastopol.info 

  • La seconde tranche des travaux couvre la période 2012-2016. Ces investissements sont budgétés pour les années 2012, 2013 et 2014, à hauteur de plus de 22 milliards de roubles (€555 millions) pour les trois années. Les investissements doivent servir notamment à la construction d'un aérodrome à Ieïesk et Vitiazevo (près d'Anapa), ainsi qu'à la construction d'autres infrastructures (Temryuk, Novorossiïsk, Naturaeïevskaia, Raevskaia).
  • La dernière tranche des travaux couvre la période 2017-2020.

La nouvelle base navale doit accueillir un terminal de chemin de fer, des dépôts de munition ainsi que tous le nécessaires pour l'entretien et la réparation des navires (cales sèches et jetées de plusieures kilomètres).

 

3/ Une nouvelle base pour quels objectifs ?

 

Les nouvelles infrastructures navales construites à Novorossiïsk sont pensées pour accueillir à l'origine une centaine de navires, d'où la nécessité de construire d'autres points d'appui navals, notamment à Temryuk et Ieïsk.

L'idée de choisir Novorossiïsk comme hypothétique nouvelle base navale principale pour la Flotte russe de la mer Noire a suscité, et suscite encore, des débats chez les militaires russes. Deux raisons au moins expliquent cette controverse. Tout d'abord, le redéploiement de la Flotte russe de la mer Noire à Novorossiïsk repose sur un hypothèse difficilement envisageable par nombres de Russes pour des raisons historiques : celui de l'abandon définitif des positions russes à Sébastopol à moyen ou long terme. Par ailleurs, d'un point de vue plus pratique, le site de Novorossiïsk a fait l'objet de critique. Trop ouvert aux vents, la baie de Novorossiïsk est bien moins protégée et offre un mouillage beaucoup moins intéressant que les 8 baies en eaux profondes du port de Sébastopol.

La présence d'une base navale à Novorossiïsk ainsi que d'un dispositif de points forts (Anapa, Temryuk, Ieïsk) sur le littoral oriental de la mer Noire contribue à renforcer la présence de la Russie sur les côtes caucasiennes de la mer Noire. Cette présence se renforce d'autant plus que Moscou a également obtenu l'usage d'un autre point d'appui naval plus au sud : celui de Otchamchira, en Abkhazie.

 

Les unités actuellement déployées à Novorossiïsk sont :

  • la 184e brigade de garde-côtes, composée de la 181e division des navires de lutte anti-navires (3 unités), et de la 170e division des dragueurs de mines (9 unités).
  • la 166e division des petits navires lance-missiles (appartient à la 41e brigade des navires lance-missiles) : 4 unités.

Outre ces unités, la base navale de Novorossiïsk abrite également les unités de l'artillerie côtière unifiée, des unités de l'infanterie de Marine et du Génie, des navires de recherche et de sauvetage, des unités du service hydrographique, des unités de soutien logistique ainsi que des infrastructures pour la réparation des navires. La zone de compétence des unités stationnées à Novorossiïsk s'étend de la frontière entre la Russie et la Géorgie, au détroit de Kertch.

 

Aussi, la base nouvelle navale actuellement en construction à Novorossiïsk doit avant tout permettre à la Russie de disposer d'une base pour sa Flotte de la mer Noire dans le cas d'une perte des facilités navales situées en Crimée après 2042. Le site de Novorossiïsk, malgré certains désavantages, se trouve néanmoins à proximité immédiate du Caucase où la Russie entend protéger ses intérêts et contenir l'influence d'acteurs internationaux étrangers, quitte à faire usage de la force (cf. conflit russo-géorgien d'août 2008). A ce titre, rappelons que Moscou est lié par des accords de défense avec l'Abkhazie dont elle a reconnu l'indépendance.

Le déploiement d'unités dans la base navale de Novorossiïsk d'ici 2020 ne signifie par pour autant que Moscou entend renoncer à l'usage de Sébastopol. Au contraire,  il est fort probable que, même après 2042, la Russie cherche à y conserver des positions. Plus généralement, la modrnisation de la Flotte de la mer Noire est aujourd'hui l'une des priorités du Minsitère de la Défense russe (frégates du Projet 11356, sous-marins du Projet 636...).

 

Sources : forum.sevastopol.info ; Rossiskaia gazeta ; Lenta.ru ; Kommersant ; Redstars ; Arm-TASS ; flot.sevastopol.info

 

Pour aller plus loin :

Mauvaise note pour la Flotte de la mer Noire.

La Flotte russe de la mer Noire recevra 6 nouveaux sous-marins.

La Flotte de la mer Noire recevra des Su-30SM.

Par Khan - Publié dans : Bases navales - Communauté : Défense
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 17:16

 En 1971, Moscou et Damas signent un accord aux termes duquel l'Union soviétque se voit octroyée une base navale dans le port syrien de Tartous. Il s'agit alors pour l'URSS de disposer d'unités navales prépositionnées en Méditerranée en cas de conflit avec l'OTAN. Les navires soviétiques doivent également surveiller les activités des flottes otaniennes, et principalement celles de la  VIe flotte américaine, tout en occupant le théâtre méditerranéen. Au cours des années 1970 et 1980, la base de Tartous est utilisée par les navires de la 5e Escadre méditerranéenne de la flotte de la Mer Noire qui y trouvent toutes les infrastructures nécessaires à leur maintenance ainsi qu'à leur ravitaillement. Vingt ans après la chute de l'URSS et le retrait unilatéral de l'Eskadra soviétique des eaux méditerranéennes, Moscou devrait pouvoir prochainement déployer à nouveau ses navires à Tartous.


  • Une nouvelle étape dans déploiement de navires russes en Syrie après 2012.

Les contacts entre la Russie et la Syrie n'ont jamais véritablement cessé et se sont maintenus à un niveau minimal même au cours des années 1990, lorsque l'activité diplomatique russe en Méditerranée était quasi nulle.

Dès le début des années 2000, Moscou entend réinvestir la scène internationale. Traduisant les paroles en actes, le Kremlin déploie au mois de décembre 2007 un groupe aéronaval centré autour du porte-avions Amiral Kouznetsov en Méditerranée. Au mois de janvier 2008, les navires de ce groupe relâchent dans le port syrien de Tartous. C'est à compter de cette période que les informations concernant un futur déploiement permanent de navires russes dans le port syrien ont commencé à circuler.

 

Au mois de février 2010, le commandant en chef de la Marine russe, l'Amiral Vissotski, a confirmé la volonté de la Russie de disposer de points d'appui naval à l'étranger, à proximité des zones opérationnelles de la flotte russe, dont la Méditerranée orientale fait partie.

Depuis 2008, les Russes ont réinvetsi les lieux afin de remettre à niveau les installations de Tartous destinées à l'usage de la Marine russe. Actuellement, le point d'appui logistique naval russe de Tartous se compose de 2 quais flottants, d'un atelier flottant (changé tous les 6 mois), plusieurs dépôts, des casernes et d'autres installations. Près de 300 personnels russes sont chargés de la maintenance et de la modernisation du site.

Car pour le moment, on ne peut parler de base navale, mais seulement de point d'appui logistique naval. La fin de la modernisation du site, et son passage au statut de point de base, puis à celui de base navale, est prévu à partir de la fin de l'année 2012. A compter de cette date, le port syrien devrait être apte à accueillir des navires lourds, tels que des croiseurs (le Pierre le Grand par exemple) voire le porte-avions Amiral Kuznetsov, ainsi que des sous-marins.

 

Tartous.jpeg

 

Le port syrien de Tartous. (Image Google Map, 2010).

tartous syrie - Google Maps1

Sur cette photo satellite de la partie Nord du port de Tartous, on peut distinguer les 2 quais flottants russes. (Image Google Map, 2010).

 

D'après les déclarations de l'Amiral Vissotski, la future base navale de Tartous devrait également faire partie du schéma de déploiement de la flotte russe de la Mer Noire qui disposera ainsi du port syrien en plus de ses installations à Sébastopol (Crimée, Ukraine) et Novorossisk (côtes russes de la Mer Noire).

 

  • Une base navale en Syrie: pourquoi faire?

En son temps, l'URSS avait besoin de disposer de points de relâche pour son Escadre méditerranéenne en "pleine Méditerranée", afin de s'affranchir de la contrainte du franchissement systématique des Détroits turcs. En outre, en cas de crise majeur avec l'Occident, Ankara, en tant que membre de l'OTAN, n'aurait pas manqué de fermer le Bosphore et les Dardanelles à la flotte soviétique de la Mer Noire, stationnée à Sébastopol.

L'URSS a donc acquis une série de facilités navales en Méditerranée (les point d'appui logistique naval de Lattaquié en Syrie, Mersa-Matruh en Egypte jusqu'au début des années 1970 etc.), dont la base navale de Tartous, à partir de 1971.

 

Aujourd'hui, les enjeux ont sensiblement évolué.

Il subsiste encore et toujours la contrainte du franchissement des Détroits turcs pour les unités de la flotte de la Mer Noire, même si aujourd'hui, les relations entre Moscou est Ankara sont plus que cordiales. La base navale de Tartous permet d'éviter de devoir systématiquement rallier Sébastopol pour le ravitaillement des navires.

La zone opérationnelle de la Marine russe a également évolué puisque désormais, elle opère, comme nombre d'autres flottes, au large de la Corne de l'Afrique, afin de lutter contre la piraterie.  Quelle ironie: en son temps, l'URSS disposait de facilités navales au Yémen (Hodeida) et à Nocra, dans l'archipel de Dahlak (Ethiopie, mer Rouge). En ce sens, la proximité du port de Tartous avec le canal de Suez permettra à la Marine russe de renforcer sa présence dans l'océan Indien.

 

Enfin, plus généralement, la recherche de bases et de point d'appui en Méditerranée est une constante dans l'Histoire de la présence navale russe dans les eaux méditerranéennes. Il s'agit pour Moscou de "compenser" le verrouillage de la Mer Noire en disposant d'éléments prépositionnés au coeur du bassin méditerranéen.

 

Environnement-strat-Tartous.jpeg

Le port de Tartous présente l'avantage de se situer entre les 2 points de passages stratégiques que sont les Détroits turcs, et le canal de Suez (cercles rouges sur la carte). En haut à droite, les 2 principales bases navales russes en Mer Noire (Novorossisk est en chantier, prévue pour être opérationnelle en 2020). Photo: Google Map.


  • La protection des installations russes: le complexe "Bastion".

Il s'agit peut être là du prochain sujet de litige entre Moscou et Tel-Aviv après la question des S-300. Les installations russes de Tartous devraient être protégées par le système mobile de défense côtière "Bastion" qui met en oeuvre des missiles anti-navires supersonique SS-N-26 Yakhont (P-800 Onix) ainsi que le système de surveillance aérien et côtier Monolit B. 

 

Bastion.jpg

 

Le système "Bastion" repose sur la mise en oeuvre de missiles anti-navires SS-N-26 Yakhont. En bas à gauche, un groupe de navires hostiles. Au milieu, un navire hostile isolé. En haut à droite, le navire et l'hélicoptère mettent en oeuvre le complexe "Bastion".

  • 1: Acquisition de cible via un hélicoptère équipé du système Monolit B.
  • 2: Plateforme de mise en oeuvre des missiles Yakhont. Ici, un navire.
  • 3: Phase d'accélération et phase ascendante de la trajectoire du missile SS-N-26.
  • 4: Phase de vol de croisière à haute altitude du SS-N-26 (entre 14,000 et 20,000 mètres). En trajectoire directe, cette altitude se situe entre 10 et 15 mètres.
  • 5: Phase descendante du missile.
  • 6: Activation de la tête chercheuse et acquisition de (des) la cible(s).
  • 7: Descente à basse altitude de vol.
  • 8: Activation et armement de la tête. Le radra embarqué passe en mode passif.

 

Le complexe "Bastion" a été conçu par l'entreprise "NPO Mashinostroyenia". Il est en mesure de neutraliser tous les types de navires de surface. Il peut engager des cibles isolées (navire unique) ou multiples (convois, groupes de combat, groupe aéronaval) grâce à la combinaison d'un puissant système de feu (le missile Yakhont) et d'un système de détection électronique qui peut être par exemple être assuré par un hélicoptère (cf. schéma ci-dessus). La détection et l'acquisition des cibles est assuré par le système de surveillance aérien et côtier Monolit B conçu par l'entreprise russe "JSC Typhoon". Ce radar peut être déployé à terre comme embarqué à bord d'un hélicoptère ou d'un avion.

Le Monolit B peut traiter jusqu'à 50 cibles au-delà de l'horizon à 250 Km de distance en mode passif, et 450 Km en mode actif. Dans le premier cas, le système autorise l'engagement de 10 cibles de façon simultané. Dans le second cas, il permet d'engager jusqu'à 30 cibles en même temps. Ces données confirment bien le fait que le Yakhont est apte à traiter un groupe aéronaval dans son intégralité. A noter que ce système est également utilisé pour la mise en oeuvre des Club-M et des SS-NX-27 Uran.

 

 Plusieurs types de plateforme peuvent mettre en oeuvre du Yakhont, à terre, ou depuis la mer, à partir de navires (corvette, frégates, croiseurs...). Ce missile possède une portée de 300 Km (trajectoire balistique, avec une vitesse de vol de Mach 2.3) et 120 Km en tir direct (entre Mach 1.5 et 1.7) et embarque une charge militaire de 300Kg.

Malgré les protestations israéliennes, le Ministre de la défense russe, Anatoli Serdioukov, a récemment confirmé au mois de février 2011 que le "contrat était en cours de réalisation" et que les missiles seraient bien livrés à la Syrie, selon les termes d'un contrat signé entre Moscou et Damas en 2007. 

 

p-800 yakhont

  Le SS-N-26 Yakhont serait le missile anti-navires le plus rapide du monde (vitesse supersonique atteignant Mach 2.3).

 

 

Sources: RIA Novosti, Defense UpDate, Warfare.ru notamment.

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